La Direction de la nutrition, en collaboration avec le Réseau de la société civile pour la nutrition (Resonut) avec l’appui financier de l’Unicef, a organisé les 26 et 27 février 2026 à Ouagadougou une rencontre de plaidoyer au profit des Champions de la nutrition et des chefs traditionnels et coutumiers des 13 régions du Burkina. L’objectif de cette rencontre est de fédérer les forces vives autour d’un engagement commun pour accélérer la lutte contre la malnutrition dans le pays.
La malnutrition reste l’un des défis les plus persistants de santé publique au Burkina. Elle affecte particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou allaitantes, deux groupes vulnérables dont la santé conditionne directement l’avenir des familles et des communautés. Un défi majeur qui impacte la santé, le développement intellectuel et l’avenir productif du pays.
Force est également de constater que l’alimentation de complément spécifiquement la diversification alimentaire constituent un autre défi majeur. Les habitudes alimentaires, fortement influencées par les normes culturelles et sociales, reposent principalement sur les céréales de base. Au-delà des chiffres, il est important de souligner que les pratiques culturelles et sociales jouent un rôle déterminant dans les comportements alimentaires et les soins aux enfants.
En tant que leaders d’opinion et garant des valeurs communautaires, les champions de la nutrition ainsi que les chefs coutumiers et traditionnels occupent une place stratégique dans la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles. Leur implication dans le plaidoyer, l’engagement et la mobilisation des communautés est indispensable pour renforcer l’allaitement, améliorer l’alimentation complémentaire et encourager la diversification alimentaire.
Face à cette situation, la Direction de la Nutrition a fait le choix stratégique de renforcer l’implication des leaders d’opinion. En tant que leaders au cœur des communautés, les chefs coutumiers et traditionnels ont un rôle clé à jouer dans la promotion de l’allaitement maternel exclusif, de la diversification alimentaire adéquate et du développement optimal de la petite enfance.
A l’issue des travaux, les leaders communautaires ont pris l’engagement de faire de la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles, une priorité en se positionnant comme relais d’information et de sensibilisation au sein de leurs communautés.
Amonse Bayili
















