Le mot « nymphomanie » est ancien et n’est plus utilisé en médecine. Il servait autrefois à décrire une femme ayant un désir sexuel jugé “trop élevé”. Aujourd’hui, on parle plutôt d’Hypersexualité ou comportement sexuel compulsif.
Il faut retenir qu’avoir une forte libido n’est pas une maladie. On parle de trouble seulement si :
– La personne n’arrive plus à contrôler ses pulsions
– La sexualité devient envahissante
– Il y a une souffrance personnelle
– Il existe des conséquences négatives (conflits, problèmes professionnels, risques sanitaires)
Les causes peuvent être psychologiques (stress, traumatisme, dépression), psychiatriques (trouble bipolaire), ou liées à une addiction.
La prise en charge repose surtout sur :
– Un accompagnement psychologique
– Un traitement médical si nécessaire
– Une approche globale et sans jugement
La sexualité féminine ne doit pas être stigmatisée, parce que le désir n’est pas un défaut, mais lorsqu’il devient incontrôlable et source de souffrance, il mérite une écoute professionnelle.
Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien
















