Dans la dynamique de mise en œuvre de la vision du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Taoré, qui fait de la souveraineté alimentaire, de la maîtrise de l’eau et de l’amélioration durable des conditions de vie des populations des priorités nationales, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 1er août 2026, à la remise en eau du barrage de Kokologho, entièrement réhabilité par l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH).
Construit en 1955 grâce à la mobilisation exemplaire des populations, le barrage de Kokologho constitue depuis plusieurs décennies, une infrastructure hydraulique stratégique pour la commune et les localités environnantes. Une première réhabilitation avait été réalisée en 1992 avec la construction d’une digue routière reliant Kokologho à Kayao. Toutefois, à la suite de la rupture de l’ouvrage en 2008, le barrage a cessé d’assurer sa mission de mobilisation des eaux de surface, privant durablement les populations d’un important levier de développement.

Au-delà de la restauration de l’infrastructure, cette réalisation après 18 années d’attente, ouvre des perspectives majeures de développement économique local, notamment à travers l’aménagement d’un périmètre irrigué de 25 hectares, l’accroissement des productions agricoles, le développement de la pisciculture en cages flottantes, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes ainsi que l’amélioration des revenus des producteurs.
Les travaux exécutés par l’ONBAH ont porté notamment sur la réhabilitation complète de la protection du parement amont de la digue, le rehaussement de la digue de 20 centimètres afin de renforcer la sécurité de l’ouvrage et sa capacité de retenue, la réhabilitation intégrale de l’ouvrage de prise d’eau ainsi que le curage de 75 000 m³ de sédiments, permettant de restaurer une importante capacité de stockage.
Grâce à ces travaux, le barrage dispose désormais d’une capacité de retenue de 806 000 m³ d’eau, offrant les conditions nécessaires à l’aménagement d’un périmètre irrigué de 25 hectares et à une exploitation optimale de la ressource hydraulique.
L’aménagement de ces 25 hectares permettra de réaliser plusieurs campagnes de production par an, de développer les cultures maraîchères, le riz, le maïs ainsi que d’autres spéculations à forte valeur ajoutée. Il contribuera à améliorer durablement les revenus des producteurs, à créer des emplois, notamment au profit des jeunes et des femmes, à réduire la vulnérabilité aux aléas climatiques et à renforcer l’approvisionnement des marchés en produits agricoles.
















