La ministre déléguée aux Arts et à la Culture de l’Île Maurice, Véronique Leu-Govind, a remis sa démission le lundi 3 août 2026, 5 jours après l’arrestation de son époux, Gulshan Govind, 42 ans, dans une affaire de présumé trafic de cannabis entre l’île et La Réunion.
L’affaire trouve son origine dans la découverte de près de 100 kilos de cannabis à Bras-Panon, le 26 juillet dernier, ayant conduit à deux arrestations sur l’île sœur. Les investigations ont ensuite mené les enquêteurs mauriciens jusqu’au domicile du couple, à Case-Noyale, où une perquisition a permis de saisir quatre plants de cannabis et une fiole de méthadone. Gulshan Govind fait désormais l’objet de trois accusations provisoires : complot en vue d’importer du cannabis, culture de cannabis et possession de drogue dangereuse.
Véronique Leu-Govind a également renoncé à la présidence des Nouveaux Démocrates, parti qu’elle avait cofondé en avril 2024. Dans une lettre adressée au comité exécutif national de la formation, elle évoque un « cadre personnel et familial particulièrement difficile » et affirme vouloir préserver l’image et le fonctionnement du parti. Elle conserve cependant son siège de députée de la circonscription n°14 (Savanne–Rivière-Noire).
Toutefois, la démission ministérielle n’a pas éteint la pression politique. Le chef de l’opposition, Joe Lesjongard, a déposé le mardi 4 août, une motion of privilege à l’Assemblée nationale, exigeant que la députée renonce également à son mandat parlementaire. Il justifie sa démarche par la perquisition menée au domicile et dans un véhicule immatriculé au nom de l’élue, où des substances suspectées d’être des stupéfiants auraient été retrouvées. Le PMSD, ancienne formation de Véronique Leu-Govind, avait réclamé sa révocation dès l’annonce de l’arrestation de son mari, fin juillet.
Ce développement ravive le souvenir d’une précédente affaire familiale : en avril 2023, le frère de Véronique Leu-Govind, Benjamin Leu, avait été condamné à trois ans de prison après son arrestation à La Réunion dans un autre dossier de stupéfiants.
















