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4è et dernier passage de la CPS+ au Burkina Faso : le ministère de la Santé et le SP-Palu au contact des populations

Le quatrième et dernier passage de la campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+) se déroule du 15 au 18 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national. Ce vendredi 16 octobre 2026, une équipe conduite par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrebéogo et Dr Sidzabda Christian Bernard Kompaoré, secrétaire permanent du paludisme au Burkina Faso, s’est rendu à Laye, dans la province du Kourwéogo, pour toucher du doigt les réalités du terrain.

Plus de 5,4 millions d’enfants sont ciblés par cette dernière campagne de chimio prévention de l’année. Les autorités rappellent que la lutte contre le paludisme ne s’arrête pas avec la saison des pluies. Il s’agit notamment de 5.137.748 enfants de 3 à 59 mois et 307.564 enfants de 5 à 9 ans, dans 6 districts (Sindou, Kaya, Kombissiri, Manga, Pô et Saponé).

Sur le terrain, 54 352 distributeurs communautaires, 16.989 crieurs publics et 6 197 superviseurs sont mobilisés. La stratégie principale reste le porte-à-porte : les agents rejoignent les enfants à domicile, dans les marchés, les champs, les camps de personnes déplacées internes ou sur les sites d’orpaillage.

La CPS+ ne se limite pas à l’administration gratuite de médicaments préventifs. Elle intègre aussi le dépistage de la malnutrition aiguë, la recherche des enfants non à jour du vaccin antipaludique, la destruction des gîtes larvaires et la prise en charge des enfants fébriles dans la communauté.

Des résultats encourageants

Du passage 0 au passage 3, la couverture des enfants de 3 à 59 mois s’est établie entre 103 % et 107 %. Selon les données de surveillance arrêtées à la semaine 41 (du 5 au 11 octobre), la performance est meilleure qu’en 2025. Il reste toutefois une dizaine de semaines d’efforts.

Issouf Sawadogo, major au Centre de santé pour la promotion sociale (CSPS) de Laye

À Laye, les cas signalés sont en baisse par rapport à l’an dernier. Issouf Sawadogo, major du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), affirme : « Les populations adhèrent aussi à 100 % à la campagne. »

Ce que les parents doivent faire

La CPS est une prévention, et non un traitement. Les parents doivent donner les deux comprimés restants : l’un le 2e jour, l’autre le 3e jour, à la même heure que la première prise. Ils doivent aussi dormir sous moustiquaire imprégnée (MILDA) et détruire les gîtes larvaires.

Dans les conditions idéales, la CPS prévient environ 75 % des cas de paludisme simples et graves.

Pour Dr Joël Arthur Kiendrebéogo, secrétaire général du ministère de la Santé, il ne faut pas baisser les bras au-delà de la période de haute transmission : la lutte est « de tous les jours ». L’objectif reste l’élimination du paludisme à l’horizon 2030.

Abel Azonhandé

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