Le mémoire de thèse présenté par Madou Tapsoba, traite d’un sujet de santé publique au Burkina Faso. Le doctorant l’a brillamment présenté à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, le 25 avril 2026 devant le jury composé du Pr Ives Traoré (Président du jury), Olivier Gnankiné, professeur titulaire à l’Université Joseph Ki-Zerbo (Directeur de thèse), Ibrahima Dia, Directeur de recherche, pôle de géologie médicale, Institut Pasteur de Dakar (Sénégal), Edith Mayouré Ilboudo/Tapsoba, Maître de conférences en biologie animale-entomologie, à l’Ecole normale supérieure de Koudougou (Burkina Faso), le Dr Guelbeogo Moussa et Cheikna Zongo, professeur titulaire de biochimie-microbiologie à l’Université Joseph Ki-Zerbo. A l’issue de sa présentation, l’impétrant a eu la mention très honorable avec les félicitations du jury.
Le paludisme est un problème de santé majeur au Burkina Faso car. C’est une maladie endémique et toute la population est exposée au risque d’infection. Le pays fait partie des 10 pays enregistrant le plus grand nombre de cas et de décès liés au paludisme dans le monde, respectivement 3,1 % et 2,7 % en 2023. Selon le ministère de la santé, le paludisme représente 43 % des consultations avec un professionnel de santé, plus de 60 % des hospitalisations et 30 % des décès. En 2023, environ 6.6 % du total des cas de paludisme en Afrique de l’Ouest était enregistré au Burkina. Plusieurs initiatives ont été mises en œuvre pour éradiquer cette maladie. Par exemple, des campagnes de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides qui ont permis des avancées notables dans la lutte antivectorielle.

Cependant, leur efficacité est compromise par la résistance généralisée des vecteurs aux pyréthrinoïdes. Ainsi, de nouvelles moustiquaires à double ingrédients actifs ont été développées, combinant un pyréthrinoïde et un synergiste ou un insecticide non
Pyréthrinoïde avec pour objectif de renforcer leur efficacité contre les moustiques résistants. Malgré les résultats encourageants obtenus avec ces nouvelles moustiquaires dans des conditions contrôlées (laboratoire et cases expérimentales), peu de données sont disponibles sur leur efficacité opérationnelle, notamment dans des contextes de forte résistance comme ceux du Sud-Ouest du pays.
Le thème traité par le candidat est selon le jury, d’une pertinence, la problématique a été bien abordée et le document bien rédigé.

Toutes les critiques formulées sur la forme et le fond n’ont rien enlevé à la qualité scientifique du document en évaluation. Le travail réalisé par le candidat est de « très belle facture » et les résultats obtenus renforcent la pertinence dans la combinaison des interventions chimiques avec des mesures environnementales et structurelles, tout en tenant compte des facteurs écologiques et socio-économiques locales, pour optimiser l’efficacité et la durabilité des stratégies de lutte contre le paludisme.
Pour les évaluateurs, l’intérêt scientifique de ce travail se reflète également à travers la publication de deux articles scientifiques dans deux revues indexées et à impact factor et sept communications orales. L’impétrant Madou Tapsoba a donc selon eux abattu un travail important parce que la collecte des données a nécessité une présence et une attention constante ; en plus de la réalisation des tests. Le manuscrit évalué a été jugé de qualité scientifique appréciable.
















