C’est à Saponé, dans la région du Nazinon, que le ministre de la Santé du Burkina Faso, Dr Robert Lucien Kargougou, a choisi de se rendre pour constater de visu le déroulement du deuxième passage de la campagne nationale de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS+). Une sortie de terrain qui s’inscrit dans le passage P2 de la campagne 2026 et qui vise à apprécier le déroulement des opérations, encourager les acteurs de mise en œuvre et contribuer à l’atteinte des objectifs de protection des enfants de 3 à 59 mois.
Aucun enfant éligible ne doit être oublié
« Pour nous, la priorité absolue c’est de faire en sorte qu’aucun enfant éligible à la CPS ne soit mis de côté dans le cadre de la prévention contre le paludisme », a insisté le ministre sur place. À Saponé, le constat est positif : les agents de santé à base communautaire mobilisés ont, selon lui, « très bien intégré » les messages à transmettre aux populations ainsi que les modalités d’administration des médicaments aux enfants. Une réussite qu’il attribue directement à « toute la puissance de la santé communautaire ».
Une campagne à l’échelle nationale
Loin de se limiter à Saponé, l’opération concerne l’ensemble du territoire burkinabè. Elle cible un peu plus de 5 millions d’enfants au total, dont environ 4 800 000 enfants âgés de 3 à 59 mois et un peu plus de 300 000 enfants de 5 à 9 ans. Pendant trois jours, des médicaments préventifs contre le paludisme leur sont administrés gratuitement.
Ce deuxième passage (CPS 2026) se déroule du 20 au 23 août 2026 dans la majorité des districts sanitaires du pays, faisant suite à un premier passage réalisé en juillet, dans le cadre d’un calendrier séquentiel prévoyant cinq passages entre juin et octobre.

Le ministre de la Santé détruisant des gîtes larvaires
Au-delà des médicaments : destruction de gîtes larvaires et malnutrition
La campagne CPS ne se limite pas à la distribution de traitements. Elle intègre également la destruction des gîtes larvaires, une action que le ministre qualifie d’« extrêmement importante » et dont il a pu constater les résultats sur le terrain à Saponé. Il note par ailleurs une évolution des comportements : « Les populations commencent à intégrer ce changement de comportement. »

L’autre volet de l’intervention des agents de santé à base communautaire est le dépistage des cas de malnutrition infantile, avec une prise en charge prévue pour les enfants identifiés.
Abel Azonhandé
















