La 2e édition des Journées nationales de lutte antivectorielle a mobilisé tout le pays. À l’heure du lancement de la 3e édition, voici les chiffres à retenir et les points à améliorer.
La 2e édition a couvert les 13 régions du Burkina Faso. Au total, 409 888 concessions ont été visitées. Sur 531 992 gîtes larvaires identifiés, 477 857 ont été détruits, soit un taux de destruction de 89,8 %.
Les collectivités territoriales ont curé 24,8 kilomètres de canaux et caniveaux, assaini 992 sites publics, remblayé 3 159 sites d’eau stagnante et géré 27 355 autres gîtes. Côté associations, 2 070 d’entre elles se sont mobilisées, avec 16 496 participants.
Les autorités relèvent aussi des difficultés : renforcer la communication, améliorer la participation des riverains, mieux mobiliser certains secteurs ministériels au niveau déconcentré, clarifier les responsabilités, renforcer les moyens logistiques et améliorer la gestion des pneus usagés.
Le risque est connu : un ménage qui détruit un gîte aujourd’hui mais laisse demain un récipient rempli d’eau, un pneu exposé à la pluie ou une canalisation obstruée recrée les conditions de prolifération des moustiques. La réussite des JNLAV se jugera donc à leur capacité à changer durablement les comportements.

Chacun a son rôle
- Populations : rendre les concessions exemptes de gîtes avant le passage des équipes, puis participer à leur identification et à leur destruction.
- Secteur privé : vulcanisateurs, garagistes et transporteurs sont invités à gérer de façon responsable les pneus usagés.
- Collectivités : amplifier le curage, l’assainissement et la gestion des eaux stagnantes.
- Associations et relais sociaux : porter la démarche au sein des communautés.
- État : l’éducation, l’agriculture, la communication (notamment via les radios locales) et la santé agissent de concert.
La 3e édition vise donc l’engagement du monde éducatif, la responsabilité partagée et la continuité de l’action.
Azonhandé Abel
















