Les condylomes appelés aussi verrues génitales ou « crêtes de coq » sont de petites excroissances qui apparaissent sur la peau et les muqueuses des parties intimes. Elles sont dues à un virus appelé HPV (papillomavirus humain). Beaucoup de personnes l’assimile à un grain de beauté, surtout qu’il ne fait pas mal. Pourtant, c’est une infection sexuellement transmissible (IST), selon Sémèvo Rachel, infirmière.

Sémèvo Rachel, infirmière, béninoise
Beaucoup de personnes vivent avec des condylomes sans savoir ce que c’est. Comme ça ne fait pas toujours mal, on pense que c’est normal, ou un défaut de peau, ou une chose de naissance. On n’ose pas consulter. Pourtant, les condylomes sont de petites excroissances qui apparaissent sur la peau et les muqueuses des parties intimes. Elles sont dues à un virus appelé HPV (papillomavirus humain).
Elles peuvent être :
- Petites ou grosses
- Isolées ou en groupe, avec un aspect de chou-fleur ou de crête de coq
- De la couleur de la peau, rosées ou un peu plus foncées
- Lisses ou rugueuses
Les causes
• Une infection par certains types de HPV, qui se transmet par contact intime (rapports vaginaux, anaux, ou oraux, et simple contact peau à peau de la zone génitale)
• Le virus peut se transmettre même si le partenaire n’a pas de signes visibles. Avoir plusieurs partenaires ou un partenaire qui en a plusieurs augmente le risque
• Un système de défense affaibli (fatigue, certaines maladies, stress) peut favoriser leur apparition
• Plus rarement, une maman peut transmettre le virus à son bébé pendant l’accouchement
Les signes
- Petites boules ou excroissances sur la vulve, le vagin, le col, l’anus, la verge ou autour
- Parfois démangeaisons, brûlures, gêne ou saignements légers. Souvent aucune douleur, c’est pour ça qu’on les ignore
- Parfois, aucun signe visible du tout : on découvre l’infection lors d’un examen
Conséquences si rien est fait
- Les condylomes grossissent et se multiplient si on ne fait rien. Ils se transmettent au partenaire, et on peut se les repasser en boucle si un seul est traité
- Ils peuvent revenir même après traitement, car le virus peut rester dans le corps et gêner les rapports
- Pendant la grossesse, ils peuvent grossir et compliquer l’accouchement
- Ils signalent un contact avec le HPV, un virus de la même famille que celui qui est responsable du cancer du col de l’utérus.
Les conseils
- Ne jamais se dire « c’est un grain de beauté » devant une excroissance dans la zone intime : consultez
- Se faire examiner par un médecin, une sage-femme ou un infirmier formé. Seul un examen permet de confirmer
- Faire traiter les deux partenaires : si un seul se soigne, l’autre peut le réinfecter
- Les condylomes se traitent par des méthodes médicales (produits appliqués, congélation, laser, petite intervention selon les cas) : ne rien appliquer soi-même
- Faire régulièrement le dépistage du cancer du col (frottis, test HPV) dès que l’on est sexuellement active
- Se faire vacciner contre le HPV : le vaccin protège contre plusieurs types du virus, y compris ceux qui causent les condylomes et les cancers. Plus il est fait tôt, mieux c’est : renseignez-vous auprès de votre centre de santé
- Utiliser le préservatif, c’est réduire le risque. Se faire dépister pour les autres IST (VIH, syphilis, etc.)
- Informer son ou ses partenaires pour qu’ils se fassent examiner
















