Créé en 2003 et reconnu en tant que ONG national depuis 2024, le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME) a pour mission essentielle d’influencer les politiques publiques pour un accès équitable aux soins de santé de qualité. Dans un rapport rendu publique le 18 juillet 2025, le réseau et plusieurs autres organisations de la société civile ont mis en lumière les progrès réalisés par le Burkina Faso en matière d’accès aux soins par les populations mais aussi les défis persistants pour garantir la santé pour toutes et tous. Dans cet entretien, Hamidou Ouédraogo, Directeur exécutif national du RAME revient sur les grandes lignes de ce rapport.
Santé pour tous : Dans votre récent rapport sur l’état des lieux sur l’accès aux soins de santé pour les malades prioritaires au Burkina Faso, vous indiquiez que les constats issus de ce suivi révèlent des avancées significatives dans l’amélioration des services, la disponibilité de certains services et la remontée d’informations du terrain. Cependant, des défis majeurs subsistent. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Hamidou Ouédraogo : Effectivement, depuis 2019, le RAME publie chaque année un rapport alternatif sur l’état des lieux et donc de l’accès aux soins de santé pour les maladies prioritaires. Et quand nous parlons de maladies prioritaires au Burkina, nous faisons référence à la lutte contre le paludisme, la tuberculose, le VIH/Sida, les soins de santé primaires comme la planification familiale et les soins en lien avec la santé de la mère et de l’enfant. Pour l’année 2024, nous avons pu publier le rapport annuel qui nous a permis de savoir qu’il y a eu quelques avancées en matière de disponibilité des services. C’est par exemple qu’il y a au moins plus de 90% des usagers que nous avons rencontrés qui étaient quand même satisfaits de l’accueil. Parce que l’accueil c’est un élément extrêmement important. On dit vraiment dans les arguments populaires et même dans les arguments de la médecine qu’un patient bien accueilli est à moitié guéri. Donc si on a plus de 90% des usagers qui disent avoir été bien accueillis dans les centres de santé, c’est déjà un élément de satisfaction.
L’autre aspect, c’est qu’en matière de disponibilité des médicaments, nous avons constaté qu’il y a quand même eu une certaine amélioration de la disponibilité des médicaments antipaludiques. Vous savez que le paludisme est l’un des éléments, l’une des pathologies la plus présente au niveau de la communauté et qui constitue l’une des premières causes de consultation et d’hospitalisation dans les centres de santé. Et constater qu’effectivement, contrairement aux années précédentes où on avait des soucis liés à la disponibilité des médicaments, cette année on a eu quand même une certaine amélioration de la disponibilité des médicaments dans les centres de santé de base et autres. Et ça c’est un élément vraiment assez positif que nous avons pu relever. L’autre aspect positif, c’est que nous avons noté que 97% des usagers ont dit que leurs droits à la santé ont été respectés dans les centres de santé. Et ça aussi c’est un élément assez positif parce que ça montre qu’il y a quand même un regard qui est fait par rapport aux droits à la santé pour les populations. Et ça ce sont vraiment des choses que nous avons pu noter dans nos rapports. L’autre aspect aussi important que je voulais vraiment souligner en termes d’acquis, c’est que nous avons noté qu’il y a 97% des Personnes vivant avec le VIH (PV-VIH) qui ont fait leur examen et qui devaient obtenir leur résultat dans un délai de moins de 30 jours. Et ça c’est vraiment avec une progression de 10% par rapport à 2023, où c’était 77% des PV-VIH qui avaient leurs résultats à moins de 30 jours. Que ce soit au niveau de la tuberculose, du paludisme ou au niveau du PV-VIH, nous avons quand même noté quelques avancées qu’on peut souligner.
« Malgré les avancées, de nombreux défis restent à relever »
Cependant, il y a quand même toujours beaucoup de défis qu’il faut relever, parce qu’on a dû noter qu’il y a 90% des usagers qui disent avoir été bien accueillis, c’est-à-dire qu’il y a 10% qui disent n’avoir pas été satisfaits de l’accueil dans les formations sanitaires. Et 10% c’est vraiment beaucoup. Et l’objectif c’est d’arriver quand même à atteindre presque 100% des usagers qui sont satisfaits de leur accueil dans les centres de santé. L’autre aspect, c’est que malgré les efforts qui sont faits en matière de disponibilité des médicaments, il y a quand même toujours beaucoup de gap qu’il faut combler.
Il ressort par exemple qu’il y a au moins 25% des agents de santé à base communautaire que nous avons rencontrés qui disent n’avoir jamais reçu des médicaments d’ACT, c’est-à-dire des médicaments de lutte contre le paludisme. Et ça c’est vraiment un élément extrêmement important à souligner. Parce que le ministère de la Santé a fait ces dernières années de la santé communautaire, son cheval de bataille et le ministre de la Santé a fait beaucoup de déclarations sur la santé communautaire. Mais malheureusement on se retrouve sur le terrain avec des agents de santé à base communautaire qui n’ont pratiquement pas les intrants et équipements pour travailler. Au niveau des intrants et équipements, vous allez noter par exemple que 11% des ASBC n’ont jamais reçu de TDA de paludisme. Et il y a au moins 41% des ASBC qui n’ont jamais reçu de planification familiale.
Et en plus il y a les autres éléments comme les thermomètres et autres qui sont manquants au niveau des ASBC. Donc c’est autant de défis, et ça c’est au niveau des ASBC, au niveau communautaire. Quand on prend au niveau des formations sanitaires, nous avons constaté qu’il y a eu 31% des formations sanitaires qui ont connu la rupture de stocks de médicaments essentiels, de médicaments traceurs. C’est quand même un des défis assez importants que le système reste toujours à relever.
Dans ce même rapport, il ressort que 38 enfants nés de mères séropositives n’ont pas pu bénéficier de PCR dans les délais requis et que 14 enfants nés de mères séropositives n’ont pas bénéficié de la prophylaxie de prévention. Qu’est-ce qui explique cela selon vos analyses ?
C’est vraiment l’un des grands défis auquel le Burkina Faso est confronté. Il y a quand même beaucoup de stratégies par rapport à ce qu’ils appellent l’élimination de la transmission des enfants du VIH, qui est une stratégie globale que le pays mène depuis un certain temps pour qu’effectivement aucun enfant, les enfants innocents, ne puissent quand même naître d’une mère porteuse du virus et que cet enfant-là, malheureusement, soit aussi contaminé. Et pour cela, il y a un protocole qui a été mis en place pour un diagnostic d’abord, un dépistage au PCR, et puis une mise sous prophylaxie très rapidement, donc dans les deux semaines qui suivent. Malheureusement, vous savez, on est toujours dans des contextes où pour le statut sérologique, il y a toujours de la réticence. Parfois de peur que des partenaires divulguent le statut sérologique, ou bien certaines personnes qui ont toujours des difficultés pour informer les autres sur leur statut sérologique.
On tente donc de mettre en place des moyens dans les formations sanitaires, dans les centres de prise en charge, où ces femmes enceintes porteuses du virus sont suivies pour qu’à l’accouchement, elles puissent avoir les éléments nécessaires par rapport à la prévention de la transmission enfant. Malheureusement, il se trouve que par exemple, certaines femmes vont faire leur CPR dans un lieu donné et aller faire l’accouchement dans un autre lieu. Donc déjà, s’il n’y a pas une communication assez efficace avec ce second centre de santé, l’enfant qui va naître ne va pas bénéficier des mesures requises pour se prévenir du VIH.
Il y a aussi les questions de rupture. Parfois, les centres de santé manquent des examens de PCR ou des médicaments pour la prophylaxie pour prendre en charge ces enfants nés de mères séropositives. C’est vraiment ces difficultés de communication, parfois des difficultés de disponibilité des intrants qui font que nous arrivons à ces cas malheureux. Et nous espérons bien que ces enfants n’ont pas été contaminés. Parce que nous avons fait des alertes et il y a eu quand même des tentatives de prise en charge de rattraper les situations. Pour certains enfants, c’est un peu difficile, mais on a pu quand même rattraper certains et nous espérons bien qu’ils n’ont pas pu être contaminés malgré les insuffisances qui ont été constatées.
Dans le même temps on parle de la prise en charge gratuite des soins alors que de longs délais d’attente et de ruptures de médicaments sont toujours observés ?
« 31% des formations sanitaires en ruptures de médicaments traceurs »
Oui, en fait, la prise en charge, la gratuité des soins est une stratégie du gouvernement pour rendre les services de santé plus accessibles aux populations et pouvoir leur permettre d’avoir des services de qualité. Mais cette gratuité devrait aussi quand même s’accompagner d’une très grande disponibilité. Sinon, on va se retrouver dans une gratuité de façade, parce qu’on va dire que c’est gratuit théoriquement, mais si vous partez et que vous ne trouvez pas le service, vous serez obligé d’aller acheter ailleurs. Et quand vous allez dans une officine privée ou dans une pharmacie privée, ce n’est pas gratuit. Et parfois les prix sont doublés voir triplés. Et c’est un peu la difficulté. C’est pour cela que j’ai noté qu’il y a au moins 31% des formations sanitaires qui ont signalé avoir eu des ruptures de médicaments traceurs.
Et si vous essayez de le multiplier, c’est peut-être comme des personnes qui ont manqué de médicaments dans les formations sanitaires et qui ont été peut-être obligés soit de repartir chez les tradi-praticiens parce qu’ils n’ont pas les ressources nécessaires pour acheter dans les officines privées. C’est vraiment un problème assez crucial qu’il faut tenter de résoudre. Et j’espère bien que les autorités ont pris bonne note pour tenter de résoudre cette question de rupture avec les réformes au niveau de la Cameg.
Qu’entend-on par médicaments traceurs ?
C’est une liste de médicaments essentiels. Dans un CSPS, par exemple, il y a 25 molécules traceurs. Et ces 25 molécules traceurs sont en principe nécessaires pour prendre en charge la plupart des pathologies courantes rencontrées ou qui viennent dans un centre de santé et de promotion sociale. Dans un CMA, il y a aussi au moins 50 médicaments traceurs qui sont aussi listés et qui permettent aussi de prendre en charge jusqu’au niveau CHU et CHE. Au niveau CHU et CHE, là, on a eu une certaine ouverture par moment. Et il y a ce qu’on appelle les comités thérapeutiques qui essaient de gérer la question des prescriptions en essayant de déterminer quels sont les médicaments ou les listes de prescriptions nécessaires pour telle ou telle pathologie pour pouvoir mieux encadrer les prescriptions et la disponibilité des médicaments dans le dit centre de santé.
Dans votre rapport, 70% des personnes rencontrées n’ont pas de connaissance sur le paquet de soins et de services de l’Assurance Maladie Universelle ; 88% des personnes indigentes détentrices des cartes d’assurées ignorent le panier de soins qui leurs sont offerts ; 77% des travailleurs du public et du privé interviewé n’ont pas une connaissance de l’AMU ; 70% des autres acteurs interviewés disent n’être pas satisfaits du processus de mise en œuvre de l’AMU et 27% des personnes détentrices de la carte disent n’avoir pas été satisfaits des services reçus dans les centres de santé. Pour une structure de veille citoyenne comme la vôtre, ce taux est quand même élevé non ?
« Plus de 70% des personnes n’ont pas de connaissances sur les paquets de l’Assurance maladie universelle »
Oui, ce taux est un peu élevé, on peut le dire ainsi. Maintenant, il faudra situer les contextes. Parce que c’est vrai que dans le cas du dispositif de l’Observatoire citoyen sur l’accès aux services de santé, nous suivons aussi le démarrage de la mise en œuvre de l’AMU, qui est aussi une des politiques phares du Burkina Faso pour rendre les soins de santé plus accessibles pour tous. Une certaine équité et égalité des soins de santé, d’accès aux soins de santé. Maintenant, nous avons essayé de voir, mais au-delà de l’assurance maladie universelle, nous avons aussi suivi pour regarder, parce qu’avant l’AMU, il y avait d’autres politiques d’exemption des soins. Quand on prend par exemple les personnes âgées, il y a un texte qui donne un certain nombre d’exemptions pour les personnes âgées.
Quand on prend par exemple les personnes handicapées, il y a un certain nombre d’exemptions qui sont données aux personnes handicapées. En plus de l’AMU, nous avons intégré la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées et nous avons essayé de voir comment cela fonctionne. Est-ce que les gens sont informés ? Est-ce que les services sont disponibles ? Quelle est la perception des communautés sur ces différentes politiques qui sont mises en œuvre ? Et c’est là que nous avons été effectivement surpris de constater qu’il y a quand même plus de 70% des personnes qui n’ont pas de connaissances sur les paquets de l’Assurance maladie universelle.
Et ça, nous l’avons signalé à la Caisse nationale d’assurance maladie universelle, parce qu’il faut qu’il y ait plus de communication. Pas seulement juste dire qu’il y a de l’assurance, mais qu’est-ce qui est prévu, comment ça marche, comment ça va fonctionner, et quand ça démarre. C’est extrêmement important. Sinon, les gens ont peut-être dû entendre parler de beaucoup de personnes en train d’entamer l’AMU mais sans connaitre vraiment ce que cela contient exactement. Et ça, c’est un défi de communication qui reste quand même assez entier, que ce soit sur le plan même de la communauté locale, où même les prestataires de soins qui sont censés fournir des prestations de services pour ce volet assurance. Il y a quand même toujours des gaps d’informations qu’il faut combler.
On a enrôlé des personnes indigènes qui devraient, par exemple, avoir accès à l’assurance. Mais quand on demande à ces personnes, elles disent ne pas en savoir davantage. Alors qu’il y a une exemption gratuite pour ces personnes. Je précise aussi que ce sont des données que nous avons collectées dans la région des Hauts-Bassins, dans l’arrondissement 3 de la commune de Houndé etc. Peut-être que dans d’autres régions, les gens ont d’autres informations, (22:52) peut-être plus importantes.
Nous sommes en pleine saison pluvieuse et la question de la disponibilité des médicaments nécessaires aussi bien pour la prévention que pour le traitement du paludisme demeure. Quelle est l’analyse que vous faites de cette situation ?
Oui, chaque année, malheureusement. Nous pensons qu’il y a quand même des recommandations qui sont aussi prises en compte, parce que le ministère essaie actuellement de multiplier les campagnes de chimio prophylaxes et saisonniers (CPS) pour essayer de faire la prévention. On vient aussi de distribuer les MLDA aux populations.
Et tout ça, c’est pour vraiment faire de la prévention, parce que si on arrive à faire plus de prévention, on doit pouvoir limiter la pression sur les médicaments. Et ça, c’est aussi un des éléments que nous essayons de recommander au ministère. C’est mieux de faire un programme de prévention du paludisme que de se concentrer beaucoup plus sur la prise en charge. Il y a quand même des défis par rapport à l’approvisionnement des médicaments d’une manière globale, parce que les coûts ont augmenté au niveau mondial par rapport à la logistique, le transport etc. Mais nous avons toujours recommandé au ministère qu’il y ait des stratégies d’anticipation.
« Il faut que la population essaie de suivre les orientations en matière de prévention »
Maintenant, comment faire pour que les médicaments soient suffisamment dans les centres de santé avant cette période de pique ? Je pense que c’est ça qui est vraiment le défi important à relever. Malheureusement jusqu’à présent, la CAMEG n’arrive pas à satisfaire à 100 % l’ensemble des commandes des formations sanitaires. Et ça aussi, c’est un défi assez important qu’il faut relever, parce qu’avec la mise en œuvre de la gratitude des soins, il y a eu quand même beaucoup de cumul d’arriérés au niveau des formations sanitaires et même des dettes de la CAMEG qui font que le système a pris un coup. Malgré les efforts qui sont faits actuellement, il y a quand même que le système a du mal à bien se relancer en matière de disponibilité de produits et autres intrants. L’autre aspect aussi, c’est qu’il faut que la population essaie encore de suivre les orientations en matière de prévention. Parce que quand on dit à quelqu’un de dormir sous moustiquaire, ce n’est pas pour quelqu’un d’autre, c’est pour soi-même. Parce que si on tombe malade et qu’on est obligé de ne pas aller cultiver son champ, ou qu’on est obligé de ne pas aller au travail, c’est nous-mêmes qui perdons d’abord et c’est l’Etat où nos entreprises qui perdent.
La disponibilité et l’accès au MILDA demeure un chemin de croix pour les populations surtout vulnérables. Pourtant, la campagne de distribution bat son plein. Ou se situe le problème selon vous ?
C’est malheureusement une situation que nous constatons. Nous avons pu avoir l’opportunité d’interpeller les autorités, notamment le ministère de la Santé et les autres autorités par rapport à la question de la disponibilité des médicaments. Sinon, les Milda en principe, sont accessibles dans les centres de santé. Je pense que ça, c’est quand même l’un des éléments en termes d’indicateurs. On a quand même quelques cas de ruptures de Milda dans la routine. Sinon, les Milda en principe, sont disponibles dans les centres de santé. Et je pense que le Burkina Faso a quand même fait beaucoup d’efforts en matière de distribution. Et depuis 2010, on fait quand même chaque trois ans une distribution, une campagne universelle de distribution de Milda. Et ça, c’est vraiment des efforts à saluer. Malheureusement, ces Milda se retrouvent dans l’espace public, dans les marchés parfois, pour des ventes ou autres. Bon, pour plusieurs raisons. Je ne saurais savoir exactement toutes les raisons.
Mais je pense que l’une des choses, c’est que c’est nous aussi, les communautés, qui amenons ces Milda sur le marché. C’est aussi par des comportements véreux de certains acteurs du système qui font que malheureusement, ces Milda se retrouvent donc sur la place du marché.
« Appeler le 80 00 11 20 la ligne verte du RAME pour signaler tout cas de fraude »
Les communautés sont aussi invitées à signaler aux autorités les ventes illicites et que la loi puisse être appliquée en la matière pour que les éventuels fautifs puissent subir la rigueur de la loi par rapport à cela. Parce que ce sont des Milda que l’État a acheté pour distribuer gratuitement à la communauté. Il n’y a pas de raison que ça se retrouve en vente. Si les populations n’ont pas pu avoir accès aux Milda dans leur zone, ils peuvent aussi appeler. Elles peuvent nous interpeler et nous allons essayer d’interpeller les ministères par rapport à la prise en charge de ces différents cas. Nous avons une ligne verte au RAME qui est le 80 00 11 20.
Le changement de statut de la CAMEG pourrait-il apporter un changement dans l’accès aux soins par les populations ? Sinon que faire ?
Bon, c’est ce que nous essayons donc d’observer et c’est ce que nous espérons. Mais en une année, nous ne pouvons pas véritablement donner un avis assez profond en la matière. Mais nous essayons d’être optimistes, parce que jusqu’à présent, il n’y a pas eu une dégradation de la situation.
Quels sont les mécanismes de pression dont vous disposez pour espérer atteindre les résultats tant souhaités ?
Oui, nous avons quand même l’autre volet assez important qui est le plaidoyer. Et quand le rapport est produit comme ça, nous produisons des notes de synthèse, nous produisons quand même des notes de communication et nous essayons donc de rencontrer les différentes parties prenantes avec des propositions. Parce que si vous regardez dans le rapport, nous avons fait des propositions structurelles parce qu’il y a eu des corrections à faire au niveau conjoncturel. La plupart de certains dysfonctionnements sont à ce niveau. Nous avons déjà eu des rencontres avec les programme sectoriels Santé par rapport à cette question. Nous avons demandé une audience avec le ministre pour également discuter de certaines questions. Nous avons quand même des cadres de concertation.
Dans les prochains jours, nous allons également solliciter le Premier ministère pour resituer les résultats du rapport, passer nos recommandations et voir comment on peut suivre la mise en œuvre de certains éléments de recommandation pour qu’ensemble, nous puissions contribuer à structurer un système de santé beaucoup plus solide et qui garantisse quand même un accès équitable à des soins de santé de qualité pour tous.
Propos recueillis et transcrits par AZONHANDE Abel
















