L’association Chant de Femme a tenu ce mercredi 4 février 2026 dans ses locaux à Ouagadougou, son Assemblée générale ordinaire, placée sous le signe de « l’adaptation aux nouvelles dispositions législatives et de la redynamisation de ses instances statutaires. »
Cette rencontre a rassemblé membres, sympathisants et partenaires autour des travaux statutaires habituels : bilan moral et financier de l’année écoulée et perspectives pour 2026. Cette assemblée générale qui se tient dans un contexte marqué par une restructuration du paysage associatif, exige selon Valentine Bakyono, présidente de l’association, de se conformer aux exigences des dispositions législatives afin d’être un partenaire fiable de l’État et des Partenaires techniques et financiers.
Un cadre légal renouvelé au centre des échanges
L’un des moments forts de cette assemblée générale a été une communication spéciale dédiée à la nouvelle loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association, récemment adoptée par l’Assemblée Législative de Transition (ALT) et promulguée l’année dernière. Ce texte constitue désormais le cadre juridique régissant la vie associative au Burkina Faso et l’ACF n’entend pas rester en marge de cette nouvelle dynamique des autorités burkinabè. La présidente a porté à la connaissance des membres de Chant de Femme, les innovations majeures de cette loi. Elle a invité tous les membres à unir leurs efforts pour être en phase avec cette dynamique.
Des réactions favorables pour une mise en conformité
Les membres de Chant de Femme ont salué cette communication, estimant qu’elle leur permet de mieux comprendre les obligations légales qui régissent désormais leur structure. Ils ont souligné l’importance de cette loi pour renforcer la gouvernance interne, éviter les sanctions pour non-conformité et asseoir la crédibilité de l’association auprès des autorités et des partenaires.
« Les résultats de nos différents projets parlent d’eux-mêmes. Il nous faut une appropriation des actions qui augurent une bonne pérennisation des acquis sur le terrain. Chers membres de notre association, l’heure est au réveil, car il nous faut développer de nouvelles stratégies de mobilisation des ressources et nous inscrire dans la dynamique des réseaux pour être forts », insiste Valentine Bakyono.
En somme, le bilan moral et financier a été jugé satisfaisant par l’ensemble des membres qui ont renouvelé leur engagement à accompagner l’équipe dirigeante dans sa dynamique.
Créée en 2005, l’ACF accompagne l’Etat burkinabè dans le renforcement des capacités des communautés en zone rurale dans les domaines de l’hygiène et l’assainissement, la santé, la nutrition, l’éducation, la communication dans les ménages, le genre, l’autonomisation économique de la femme.
Abel Azonhandé













