Les acteurs engagés dans la lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN) ont tenu leur première réunion de coordination de l’année 2026 ce jeudi 12 février à Ouagadougou. Cette rencontre, organisée sous l’égide du ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNMTN), s’est déroulée en collaboration avec plusieurs partenaires techniques et financiers, dont Sightsavers Burkina.
Placée sous la présidence du Directeur général de la santé publique (DGSP), représenté par le Directeur de la protection de la santé de la population (DPSP), Dr Hamed Sidwaya Ouédraogo, cette session s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la synergie d’action entre les différents intervenants du secteur. Elle visait à renforcer l’efficacité et la coordination des interventions en matière de lutte contre les MTN, par une harmonisation accrue des stratégies et des efforts.
Dans son discours d’ouverture, Dr Ouédraogo a souligné que les maladies tropicales négligées constituent à la fois un obstacle majeur au développement socio-économique du Burkina Faso et une priorité stratégique pour le ministère de la Santé. Il a salué les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans la lutte contre ces affections.
Évoquant un contexte national marqué par le retrait de certains bailleurs de fonds susceptible de fragiliser les efforts engagés, il a néanmoins mis en exergue la détermination constante du gouvernement, ainsi que l’émergence de nouvelles perspectives de financement portées par d’autres partenaires.
Il a enfin exprimé le vœu que les travaux de cette rencontre contribuent concrètement au renforcement de la coordination et à l’amélioration de l’efficacité de la riposte collective, en vue de consolider la trajectoire nationale vers l’élimination des MTN à l’horizon 2030.
Pour sa part, le Directeur pays de Sightsavers Burkina, M. Émile Rayaissé, a rappelé le caractère indispensable de ce cadre de concertation, notamment pour la planification stratégique et l’harmonisation des actions.
Il a indiqué que les avancées observées dans la lutte contre les MTN au Burkina Faso traduisent l’engagement résolu de l’État, la mobilisation active des communautés et la qualité du partenariat entre les différents acteurs.
Face à la raréfaction de certains appuis, il a insisté sur la nécessité de consolider sans délai les acquis et d’anticiper les orientations futures. Il s’est également félicité des nouvelles perspectives en cours, susceptibles de soutenir notamment la mise en œuvre du projet « ARISE II ».
Intervenant au nom du programme de prévention et de contrôle des MTN de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Clotaire Yelmali Hien a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner le département de la Santé dans l’ensemble de ses priorités, en cohérence avec les objectifs stratégiques globaux de l’OMS.

Il convient de rappeler que les MTN, au nombre de vingt et une (21), sont d’origine bactérienne, virale ou parasitaire. Parmi elles figurent notamment la filariose lymphatique, le trachome, la trypanosomiase, la dengue, la lèpre et la rage.
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