Le 5 novembre 2025, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour la santé et du Programme quinquennal de développement des ressources humaines en santé (plan 1000 × 5), le ministère des Serviteurs du Peuple, a annoncé l’ouverture de concours directs spéciaux sans formation au profit du ministère de la Santé. Cependant, après la publication des résultats d’admissibilité et des résultats définitifs par l’Agence nationale de recrutement (AGRE) le 21 décembre dernier, plusieurs candidats recalés crient à l’«injustice» et en appelle à l’arbitrage du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Le 4 février 2025, le secrétaire général du ministère des Serviteurs du Peuples (MSP) recevait des candidats aux concours des infirmiers, sages-femmes/maïeuticiens et technologistes biomédicaux après la publication des résultats desdits concours. Ces candidats, initialement déclarés admissibles sous réserve, n’ont pas été retenus à l’issue du contrôle sur les dossiers physiques qu’ils ont fournis. Cela en raison essentiellement de la non-conformité des diplômes présentés avec les exigences prévues par les textes en vigueur.
Au cours des échanges, le secrétaire général, assisté des techniciens en charge de l’organisation des concours, a rappelé que l’admission aux concours est conditionnée par la conformité des dossiers physiques soumis à l’appréciation d’un jury de délibération souverain mis en place suivant la réglementation en vigueur et statuant sur la base des textes encadrant ces recrutements.
Le 7 mars 2025, un groupe de candidats dénommé « Collectif des candidats admissibles aux concours de recrutement sans formation des agents de santé dont les dossiers ont été rejetés », a battu le macadam en blouses blanches, non pas pour soigner, mais pour crier à «l’injustice». « En fait la liste des admissibles n’a pas de souci puisqu’elle est sortie normalement par ordre de mérite à l’issue de la composition. On peut aussi noter une meilleure performance des candidats des universités telles que Joseph Ki-Zerbo et Saint Thomas D’Aquin. Mais c’est plutôt au niveau des admis que le problème se pose parce qu’à notre grande surprise, tous les candidats issus des universités d’enseignement supérieur ont été recalés au profit des écoles de formation comme l’Ecole nationale de santé publique (ENSP). La dominance des candidats de l’enseignement supérieur a fait qu’après qu’on les a tous recalés, le nombre de 278 technologistes biomédicaux voulu par le communiqué n’a pas été atteint. Il se sont retrouvés avec 173 admis», explique Abdoul Lawal Kafando, porte-parole du collectif.
Abdoul Lawal Kafando fait remarquer qu’une démarche était en cours après concertation avec le ministre de la Santé afin de trouver une solution. «Le Directeur des ressources humaines du ministère de la santé et le SG du ministère de l’Enseignement ont affirmé être en concertation pour trouver une solution également. Mais à notre grande surprise, nous apprenons la poursuite de la procédure pour l’enrôlement des admis. Ce qui suppose que les promesses sont loin d’être tenues», ajoute M. Kafando. D’où l’appel du collectif à l’arbitrage du Chef de l’Etat.
En rappel
Conditions de candidature strictes
Pour le recrutement des technologistes biomédicaux, les candidats devaient être titulaires d’un baccalauréat et d’un diplôme de licence en biologie médicale, délivré par le ministère en charge de la santé ou tout autre diplôme reconnu équivalent.
Concernant les sages-femmes ou maïeuticiens, les postulants devaient également justifier d’un baccalauréat et d’un diplôme de sage-femme ou de maïeuticien, délivré par le ministère en charge de la santé ou tout autre diplôme reconnu équivalent.
Enfin, pour les infirmiers, l’accès au concours était conditionné par la possession d’un baccalauréat et d’un diplôme d’infirmier, délivré par le ministère en charge de la santé ou tout autre diplôme reconnu équivalent.
Le communiqué précisait par ailleurs que les titulaires du diplôme d’infirmier d’État et les titulaires du diplôme de sage-femme d’État n’étaient pas autorisés à composer pour les concours respectifs.
Les résultats d’admissibilité publié par l’Agence nationale de recrutement par ordre de mérite pour chacun des trois concours :
1 000 admissibles pour les 544 postes d’infirmiers.
600 admissibles pour les 278 postes de technologistes biomédicaux,
800 admissibles pour les 352 postes de sages-femmes ou maïeuticiens,
















