L’une des activités les plus attendues à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) de Bobo 2026 est la compétition en art culinaire. Cette année, le Club des Journalistes et Communicateurs pour la Nutrition et la Sécurité Alimentaire (CJCN-SA), en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers son projet de « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et l’amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue », financé par le grand Duchet de Luxembourg, octroi 3 prix spéciaux dans la catégorie plats lourds sur la sécurité sanitaire des aliments (SSA). Lesdits prix ont été présentés à la presse ce mercredi 29 avril 2026 à Bobo-Dioulasso.
La FAO, fidèle à sa vision d’accompagner l’Etat burkinabè et ses partenaires dans la lutte contre la faim et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, et le CJCN-SA, dont la mission est de lutter contre la malnutrition sous toutes ses formes, célèbrent l’excellence dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments à l’occasion de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) 2026. Cette célébration se matérialise par l’octroi de 3 prix spéciaux sur la sécurité sanitaire des aliments dans la rubrique « plats lourds ». Ces prix sont composés d’un chèque de 1 000 000 FCFA (1er prix),750 000 FCFA (2ème prix), 500 000 FCFA (3ème prix), une attestation et des gadgets pour chaque lauréat.

Pr Roland Meda, nutritionniste et point focal de la FAO à l’Université Nzi Boni de Bobo-Dioulasso
Sur les enjeux du choix de ce domaine de la nutrition parmi tant d’autres, le Pr Roland Meda, nutritionniste et point focal de la FAO à l’Université Nzi Boni de Bobo-Dioulasso, fait remarquer que « certes, la malnutrition est multifactorielle, mais que la SSA a été choisi en ce sens que la question de la sécurité sanitaire des aliments, particulièrement les contaminations biologiques, chimiques ou physiques des aliments constituent un véritable problème de santé publique. »

En effet, selon les estimations en 2015 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au niveau mondial, presqu’une personne sur 10 tombe malade chaque année à cause des maladies d’origine alimentaire entrainant 420 000 décès par an dont le tiers chez les enfants de moins de 5 ans. Dans la Région africaine, plus de 91 millions de personnes tombent malades, entraînant 137 000 décès ; ce qui représente 1/3 de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire.

Une délégation du système des Nations Unies était présente à cette conférence de presse
Cette démarche du CJCN-SA et son partenaire la FAO, constitue donc une tribune pour interpeler l’ensemble des populations à intégrer la question de la sécurité sanitaire des aliments dans leur vie quotidienne. Ces prix vont permettre de soutenir et encourager les trois lauréats en art culinaire dans sa dimension sécurité sanitaire des aliments.

Ibrahim Bayili, Coordonnateur du CJCN-SA
Au-delà des prix, cette action vise selon Ibrahim Bayili, Coordonnateur du CJCN-SA, à encourager les bonnes pratiques d’hygiène de restauration. « Nous attendons des différents candidats de la catégorie art culinaire, des propositions de mets qui répondent aux normes de SSA et conformément aux critères d’un jury composé d’experts que nous avons mis en place pour la circonstance. Les candidats seront évalués de manière minutieuse et les plus méritants seront récompensés au terme de la compétition », a-t-il mentionné.

Alassane Patingdé Ibrahim Ouédraogo, représentant la FAO
Pour Alassane Patingdé Ibrahim Ouédraogo, représentant la FAO, il était nécessaire de faire connaitre tout ce que fait l’institution dans le domaine de la SSA au Burkina et profiter de l’expérience en matière de communication du CJCN-SA, pour sensibiliser l’ensemble des populations. « Nous profitons de cette tribune pour inviter tous les consommateurs et restaurateurs, à tenir compte de cet aspect très important pour notre bien-être », a indiqué M. Ouédraogo. Au-delà de ce prix, la FAO, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, elle a déjà de nombreux projets en cours en termes de formations et de sensibilisation et compte poursuivre dans ce sens avec l’ensemble des parties prenantes.

Pour ces prix spéciaux, les candidats sont jugés sur l’ensemble du processus de préparation. Notamment de l’origine de la matière première jusque dans l’assiette du consommateur, sans oublier la présentation, le goût, l’originalité et le respect des produits locaux. Au total, ce sont 14 restaurateurs et restauratrices qui sont en compétition avec 14 mets différents.
Farida SAWADOGO
















