L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) frappe des provinces déjà fragilisées par des années de conflits et une crise humanitaire chronique. Plus de 131 morts et 513 cas suspects ont été recensés.
Cette nouvelle flambée épidémique ne survient pas dans un vide sanitaire. Elle frappe des provinces déjà profondément fragilisées par des années de conflits, de déplacements forcés et d’insuffisance chronique des services publics. Dans un contexte où les capacités de surveillance sanitaire sont affaiblies, le risque est élevé de voir des cas passer sous les radars et accélérer la transmission du virus.
Dans ces régions, les conflits incessants ont entrainé les déplacements de 5,6 millions de personne dont une majorité d’enfants. Ces facteurs ont engendré une situation humanitaire critique où ¼ de la population subit la faim sans moyen de subsistance suffisant. Les structures sanitaires connaissent un manque de moyens chronique renforcé par les coupes à l’aide internationale humanitaire.
Pour rappel, en 2025, l’aide n’a couvert que 27% des besoins humanitaires sachant que le nombre de personnes en situation vulnérable s’élevait à 21,2 millions de personnes. 73% de l’aide requise n’aura donc pas été couverte. Ces réductions de l’aide ne constituent pas seulement une contrainte budgétaire : elles ont des conséquences directes sur la capacité à prévenir, détecter et contenir les épidémies.
















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