Fini la simple distribution de cachets. Au fil des années, la CPS a évolué pour devenir la CPS+. Cette approche intégrée holistique transforme la campagne en un véritable bouclier sanitaire global, connectant santé de l’enfant, nutrition et assainissement du cadre de vie.
Le « plus » de la CPS+ n’est pas qu’un simple effet de marque. Il traduit une vision globale de la santé publique. Au-delà de la distribution des médicaments préventifs, la campagne intègre désormais trois actions majeures sur le terrain :
1. Le dépistage de la malnutrition aiguë
Les agents vérifient l’état nutritionnel des enfants pour détecter et prendre en charge précocement la malnutrition aiguë, facteur aggravant face aux maladies infectieuses.
2. La vérification du statut vaccinal
La campagne met à profit ce passage pour rechercher les enfants qui ne sont pas à jour de leur vaccination antipaludique, afin de les orienter vers les structures appropriées.
3. La destruction des gîtes larvaires
C’est le volet environnemental de la stratégie. Les équipes identifient et détruisent les eaux stagnantes et autres sites de reproduction des moustiques.
« La lutte contre le paludisme ne se limite pas aux médicaments. Elle passe aussi par un environnement sain », insiste le Dr Kompaoré. En éliminant les gîtes, les communautés contribuent directement à couper le cycle de transmission de la maladie à la source.
















