Le secteur minier africain affiche des chiffres préoccupants en matière d’accidents du travail. Selon les données présentées lors du lancement de l’AFRISST 2026, on compte 9,6 accidents par million d’heures travaillées en production, et 18,4 en maintenance.
C’est le Dr Sounkalo Djibo, premier responsable du cabinet Sahelors Consulting, qui a dressé le 24 juin 2026, à Ouagadougou, un tableau « sans complaisance » de la situation des travailleurs africains. Si le continent affiche une dynamique de croissance dans des secteurs variés — mines, bâtiment, agriculture, transports, télécommunications —, cette expansion s’accompagne d’un revers préoccupant.
Des risques multiples pour les travailleurs
« Chaque jour, des millions d’hommes et de femmes exercent leurs activités dans des environnements professionnels parfois exposés à des risques physiques, chimiques, biologiques, ergonomiques ou psychosociaux », a alerté le Dr Djibo.
Le secteur minier cristallise particulièrement ces enjeux, avec un taux d’accidents près de deux fois plus élevé en maintenance qu’en production.
Un appel à la rupture
Face à ce constat, le promoteur de l’AFRISST 2026 plaide pour une « rupture franche avec les pratiques actuelles ». Il considère qu’« il devient indispensable de promouvoir une véritable culture de prévention et d’encourager l’adoption de solutions innovantes capables d’améliorer durablement les conditions de travail sur notre continent ». Un thème qui sera au cœur des débats du forum, du 2 au 4 juillet 2026 à Ouaga 2000.
















