Réduction de la malnutrition aiguë, budget dédié, financements des partenaires… Le Burkina Faso a pris plusieurs engagements lors du sommet Nutrition pour la croissance (N4G 2025). Sur le terrain, la société civile, à travers le RESONUT, tente de maintenir la pression pour que ces promesses ne restent pas lettre morte.
C’est dans le cadre du sommet Nutrition pour la croissance (N4G 2025) que le Burkina Faso a pris ses engagements internationaux en matière de nutrition. Un rendez-vous qui fixe un cap clair : réduire la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans et sécuriser des financements pérennes pour y parvenir.
La mise en œuvre de ces engagements ne repose pas sur un seul acteur. L’État, via le Secrétariat en charge de la multisectorialité pour la nutrition, pilote le dispositif aux côtés d’autres acteurs institutionnels. La société civile, de son côté, joue un double rôle : contribuer à la mobilisation communautaire et mettre en œuvre certaines activités directes de lutte contre la sous-nutrition et assurer le suivi des progrès réalisés dans l’atteinte des indicateurs.
L’heure n’est donc plus aux annonces mais à la mise en œuvre concrète des actions censées permettre d’atteindre les indicateurs fixés. Des évaluations sont attendues pour mesurer, chiffres à l’appui, l’évolution réelle de la situation.
Pour faire bouger les lignes, le RESONUT dit d’abord travaillé à mobiliser l’opinion publique, via les médias et des rencontres dédiées. « Le réseau mobilise désormais ses membres, qu’il encourage à multiplier les interventions dans les zones à forte prévalence de la malnutrition », fait remarquer Dieudonné Lankoandé, coordonnateur du RESONUT.

Dieudonné Lankoandé, coordonnateur du RESONUT
Concrètement, cela se traduit selon M. Lankoandé, par une présence des organisations de la société civile sur l’ensemble du territoire, pour mener des actions de terrain mais aussi des campagnes d’information et de communication destinées à faire évoluer les comportements et les pratiques.
Autre axe d’action : accompagner les initiatives d’évaluation, pour que les progrès annoncés puissent être objectivement mesurés, chiffres à l’appui, plutôt que simplement affirmés.
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