Les pertes blanches ou leucorrhées chez la femme sont des sécrétions vaginales. Ce sont des écoulements qui proviennent du vagin. Cette sécrétion vaginale nécessite cependant une certaine hygiène. Voici quelques conseils du Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien.
Il existe deux types de leucorrhées :
– les leucorrhées physiologiques ou pertes blanches normales, naturelles ou sécrétions vaginales normales.
Les pertes blanches normales sont blanchâtres à translucide de Consistance fluide à légèrement épaisse, parfois filante (surtout en période ovulatoire). La Quantité est modérée, variable selon les périodes du cycle. Ces pertes ne sont pas fétides et il n’y a pas d’irritation.
– les leucorrhées pathologiques ou pertes blanches anormales ou sécrétions vaginales anormales ou pathologiques peuvent être l’expression d’une mycose vaginale, d’une vaginose bactérienne, d’une maladie sexuellement transmissible ou encore la présence d’un corps étranger dans le vagin : un tapon oublié qui a entraîné une infection par exemple.
Il peut s’agir aussi d’un déséquilibre de la flore.
Les pertes blanches pathologiques se distinguent par une couleur anormale (jaune, vert, gris), une forte odeur (poisson pourri), un aspect epais/ mousseux, et s’accompagnent de démangeaisons, brûlures ou douleurs.
Lorsqu’il s’agit de :
– Mycoses (candidose) : ça donne des pertes blanches épaisses, démangeaisons intenses, brûlures.
– Vaginose bactérienne : les pertes sont grises, fluides, avec une forte odeur de poisson souvent après les règles ou rapports sexuels.
– Infections sexuellement transmissibles : les pertes deviennent verdâtres ou jaunâtres, parfois mousseuses.
– Déséquilibre de la flore : cela est causé par l’hygiène intime excessive, les antibiotiques ou les changements hormonaux.
– saignements inexpliqués.
Devant ces cas, il faut consulter immédiatement.
Conseils aux femmes :
– Il faut nettoyer uniquement la vulve. Ne pas nettoyer l’intérieur du vagin avec des antiseptiques sauf sur prescription médicale.
– Porter des sous-vêtements en coton et éviter les vêtements trop serrés
– Éviter les douches vaginales qui déséquilibrent la flore vaginale.
Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien.













