Dénommée « Un village réinstallé, un motoculteur », cette opération vise à faciliter la réinstallation des personnes déplacées internes retournées dans leurs localités d’origine, en leur permettant de reprendre leurs activités agricoles dans de meilleures conditions. Du 10 au 15 août 2026, Kadidia Doro/Dao, chargée d’études au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, a effectué une mission de suivi de l’opération de soutien en kits agricoles aux ménages réinstallés dans les régions des Koulsé et de Yaadga, pour s’assurer de l’effectivité de l’opération.
L’appui consiste notamment à mettre gratuitement à la disposition des ménages retournés des semences améliorées et des engrais. En complément, chaque village réinstallé bénéficie d’un motoculteur afin de faciliter les travaux de préparation des sols et d’accroître les capacités de production.
Pour s’assurer de l’effectivité de ces appuis et apprécier leur utilisation sur le terrain, la mission, accompagnée des directeurs régionaux, des points focaux chargés de la mécanisation ainsi que des services en charge de l’action humanitaire, s’est rendue dans plusieurs localités des deux régions. Ces déplacements ont également permis d’échanger directement avec les bénéficiaires sur les conditions de leur réinstallation et les résultats déjà enregistrés.
Dans la région des Koulsé, l’équipe a visité les villages de Bona, Kilou, Tanmiga et Lougousgo, réinstallés depuis environ cinq mois, ainsi que celui de Zerkoum, qui compte quatre années de réinstallation. Les villages de Birou et Yininga ont également été visités. Au total, environ 2 000 personnes retournées y ont bénéficié gratuitement de 85 motoculteurs, de près de 200 tonnes de NPK, de 100 tonnes d’urée et de 40 tonnes de semences améliorées.

Chaque ménage réinstallé a reçu un kit agricole composé de deux sacs de NPK, d’un sac d’urée et de 20 kg de semences améliorées, notamment de niébé, de sorgho et de mil.
Le même constat a été fait dans la région de Yaadga, où 1 451 personnes retournées ont bénéficié de 58 motoculteurs, de 148,550 tonnes de NPK, d’environ 75 tonnes d’urée et de 29 tonnes de semences améliorées.
Au passage de la mission, les intrants et les équipements agricoles étaient effectivement distribués aux bénéficiaires. L’équipe s’est également rendue dans les champs afin de constater de visu leur utilisation et d’apprécier l’état des cultures.
Malgré le démarrage tardif de la campagne agricole, lié aux irrégularités pluviométriques observées, les cultures présentent un état phytosanitaire satisfaisant et une bonne physionomie. Une situation qui nourrit l’espoir des producteurs quant à l’issue de la campagne.
Les populations bénéficiaires ont ainsi exprimé leur confiance et leur reconnaissance pour cet appui de l’État, qu’ils considèrent comme un soutien essentiel à la relance de leurs activités. Selon eux, ces interventions contribuent à renforcer leur résilience et à accélérer leur relèvement dans leurs localités d’origine.
Les motoculteurs mis à leur disposition sont, pour leur part, pleinement exploités pour les travaux de labour. Les bénéficiaires ont mis en place une organisation interne pour assurer leur gestion et leur utilisation au profit des producteurs. Ils souhaitent toutefois accroître le nombre de conducteurs et renforcer leurs capacités techniques afin de garantir une meilleure exploitation de ces équipements.
À l’issue de la tournée, la Cheffe de mission, Kadidia Doro/Dao, a salué la résilience et l’engagement des producteurs retournés, qui, malgré les difficultés, œuvrent à la relance de leurs activités et contribuent ainsi à l’atteinte de la souveraineté alimentaire.
Elle les a, par ailleurs, invités à renforcer la structuration de leurs organisations afin d’assurer une gestion efficace et durable des équipements mis à leur disposition.
Source : 𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛
















