Trois mois après sa déclaration officielle, l’épidémie Ebola qui sévit à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), atteint une ampleur sans précédent dans le pays. Avec près de 5 000 cas et 2 300 décès recensés, la situation continue de se détériorer. L’épidémie progresse rapidement avec entre 50 et 100 nouveaux cas et près de 30 décès par jour faisant de cette crise, la plus grave jamais enregistrée en RDC.
Depuis la déclaration de l’épidémie, les relevés statistiques des centres de santé soutenus par Action contre la Faim montrent une baisse importante de leur fréquentation. Le suivi des cas constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de la riposte. Selon les données disponibles, seules 80,51 % des personnes concernées font l’objet d’un suivi, un niveau inférieur aux objectifs fixés par le ministère de la Santé.
Les restrictions mises en place pour endiguer l’épidémie d’Ebola affectent gravement les moyens de subsistance des mineurs artisanaux, des petits commerçants, des conducteurs de motos-taxis et d’autres travailleurs du secteur informel qui dépendent de leurs revenus quotidiens pour survivre.
Pour les ménages qui vivent de revenus journaliers, la fermeture des marchés ou l’interruption temporaire d’une activité économique peut rapidement entrainer une insécurité alimentaire sévère et une détresse économique généralisée.
Alors que l’épidémie continue de s’étendre, il est essentiel de considérer Ebola non seulement comme une urgence sanitaire, mais aussi comme une crise aux conséquences sociales, psychologiques et humanitaires majeures. Face à cette situation d’urgence, Action contre la Faim mise sur le renforcement de la confiance de la communauté, le soutien aux familles touchées et la promotion des mesures de santé publique, indispensables à la prévention de la maladie.
Source : ACF
















