Après un premier passage jugé encourageant, les Journées Nationales de Lutte Antivectorielle (JNLAV) reviennent les 5 et 6 septembre 2026 sur toute l’étendue du territoire burkinabè. L’objectif de cette opération est de ne laisser aucune chance aux moustiques vecteurs du paludisme par la destruction des gîtes larvaires et la sensibilisation de proximité. Ce samedi 5 septembre 2026, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, Le Commandant Ismaël Sombié et son homologue de la Santé, ont lancé le 2ᵉ passage de destruction des gîtes larvaires à Manga dans le Nazinon.
Sur le terrain, le message porté par les autorités sanitaires est clair. Pour le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, Dr Sidzabda Christian Kompaoré, la mobilisation doit devenir un réflexe collectif et régulier : « Nous ne voulons plus laisser de place aux moustiques pour leurs reproductions. Toutes les deux semaines, il y aura une action contre les moustiques. »

Dr Sidzabda Christian Kompaoré, SP/PALU
Il appelle les populations à s’engager « de façon régulière et volontaire » pour faire le tour de leur concession et détruire elles-mêmes les gîtes qui s’y trouvent. La stratégie déployée cible en réalité deux fronts à la fois. Notamment les larves, via la destruction des gîtes larvaires visible sur le terrain, et les moustiques adultes, via des pulvérisations spatiales menées dans les zones où leur concentration est la plus forte.
Le SP/Palu insiste sur la protection individuelle, qu’il juge indispensable en complément des opérations collectives : dormir, et faire dormir toute la famille, sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action, tout en évitant l’exposition du corps aux piqûres.
La lutte antivectorielle mobilise aussi d’autres portefeuilles ministériels. Le Commandant Ismaël Sombié, ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, rappelle les acquis de l’année écoulée : « En 2025, des résultats importants ont été obtenus par le ministère en charge de la santé dans le cadre de cette lutte qui a conduit à ce que nous voyons baisser de manière drastique le taux de paludisme dans notre pays. »
Il a plaidé pour la poursuite de ces efforts à travers le curage des caniveaux, la destruction des gîtes larvaires, mais aussi la sensibilisation des populations à l’attitude à adopter dans leurs concessions et leurs quartiers pour éviter la stagnation de l’eau, terreau des vecteurs du paludisme. Une lutte qu’il qualifie de « collective », seule capable, selon lui, de produire les résultats escomptés.
Lancé les 8 et 9 août 2026 sur l’ensemble du pays, le premier passage des JNLAV affiche un bilan solide. Sur les 418 232 gîtes larvaires identifiés par les équipes mobilisées, 379 493 ont été détruits, soit un taux de 89,26 %, selon le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu).
Une nouvelle étape, donc, dans une bataille qui se joue autant dans les laboratoires et les canaux d’assainissement que dans le quotidien de chaque concession burkinabè.
Abel AZONHANDE
















