Les membres de l’Alliance nationale pour la fortification Burkina Faso (ANF/BF) se sont retrouvés du 28 au 30 octobre 2026 pour faire l’état des lieux des progrès accomplis et des goulots d’étranglement rencontrés. Cette rencontre qui s’est tenue dans le cadre de sa première session statutaire ordinaire, a permis à l’ensemble des structures membres, de faire le tour de leurs activités assorties de recommandations.
Au-delà d’un simple exercice de bilan, cette session a permis d’évaluer la mise en œuvre des résolutions et recommandations issus de la session précédente, d’identifier les goulots et les solutions innovantes, de présenter les données par structures selon les exigences de la plateforme « FORTI-BURKINA », de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route de l’approvisionnement des huileries en premix de vitamine A etc.

Une participation active et qualitative des participants
Le bilan des recommandations précédentes a fait ressortir six recommandations, dont une réalisée, deux en cours de mise en œuvre et trois non réalisées. Parmi les difficultés relevées figurent notamment les problèmes de conformité, la gestion des données, la faible participation de certains acteurs et les besoins en équipements et réactifs de laboratoire.
Des présentations, on note que le Burkina Faso a fait un bond qualitatif en matière de collecte des informations nécessaires à l’évaluation du processus de fortification à travers la plateforme numérique « FORTI-BURKINA », qui est un outil destiné à faciliter le suivi des activités de fortification des aliments dans le pays. En perspective, la prise en compte des unités de production de farines infantiles s’avère nécessaire pour une approche inclusive.

Helen Keller International a donné les grands axes du projet LSFF2 (Large Scale Food Fortification), une initiative visant à accompagner et à renforcer la mise en œuvre de la fortification alimentaire à grande échelle. L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction des carences en micronutriments à travers le renforcement des systèmes de fortification alimentaire.
Au terme des travaux, Dr Estelle Bambara, Directrice de la nutrition, par ailleurs présidente de l’ANF, a dit toute sa satisfaction de la qualité des échanges qui permettrons selon elle, à l’amélioration de la qualité nutritionnelle des aliments fortifiés au Burkina.
Pour sa part, Bertine Ouaro, représentante de l’UNICEF, partenaire financier de l’atelier, a également saluer la tenue de cette rencontre et souligner l’importance de la collaboration entre les différents acteurs engagés dans la fortification alimentaire.
Azonhandé Abel















