Depuis septembre 2022, des investissements et des réformes ont été engagés pour rapprocher les soins des populations, renforcer les capacités de prise en charge, réduire certaines dépenses de santé et améliorer l’organisation du système sanitaire au Burkina Faso. Cette combinaison entre résultats, explications, écoute, engagements et devoir de redevabilité a fait l’objet d’une émission radiodiffusée sur la radio nationale ce samedi 31 octobre 2026 par le ministère de la Santé dans le cadre de l’initiative de communication sanitaire en langues nationales dont l’objectif est de rendre les messages de prévention plus accessibles et de donner la parole aux populations.
Des infrastructures sanitaires plus proches des populations
- 173 CSPS construits depuis 2022
- 79 postes de santé communautaire créés
- Le rayon moyen d’action théorique est passé de 5,5 km à environ 4,99 km
- 55 centres médicaux communaux en instance de livraison et plus de 40 autres prévus
- Le CHU de Pala inauguré le 24 décembre 2025, avec une capacité annoncée de 500 lits
Des équipements modernes et des soins spécialisés renforcés
- 15 cliniques mobiles, environ 2 000 équipements et matériels médico-techniques ainsi que des groupes électrogènes, pour une valeur globale de 15 milliards FCFA
- Le nombre de postes de dialyse est passé de 96 en 2022 à 197 en 2026. La capacité supplémentaire est estimée à 45 000 séances par an, pour une capacité nationale supérieure à 200 000 séances par an
- 4 centres d’hémodialyse ont été inaugurés en 2026 à Dori, Fada N’Gourma, Dédougou et Banfora
- À Fada N’Gourma, 832 séances d’hémodialyse ont été réalisées du 22 juin au 10 octobre 2026
- Le centre de radiothérapie inauguré le 24 décembre 2025 est doté d’un plateau technique comprenant notamment des accélérateurs linéaires, une unité de curiethérapie, un scanner de simulation et une unité de planification
- Réalisation de la première transplantation rénale le 29 juillet 2025. 7 transplantations rénales ont été réalisées avec succès à la date de référence
- En 2025, 162 patients ont été pris en charge au CHU de Tengandogo : 105 chirurgies à cœur ouvert, 25 à cœur fermé et 32 actes interventionnels par cathétérisme
- Plus de 40 000 femmes sensibilisées chaque année à l’auto-examen des seins et plus de 6 000 femmes de plus de 40 ans bénéficient annuellement d’écho-mammographies.
Des soins moins coûteux et une meilleure protection financière
- Le tarif du scanner est passé de 50 000 à 25 000 FCFA depuis le 1er avril 2024, soit une baisse de 50 %. 10 850 examens ont été réalisés en 2024, 49 525 en 2025 et 34 032 au premier semestre 2026
- Le tarif de l’IRM est passé de 100 000 à 40 000 FCFA depuis le 1er avril 2024, soit une baisse de 60 %. 295 examens ont été réalisés en 2024, 3 916 en 2025 et 2 084 au premier semestre 2026
- Le coût de la séance de dialyse est passé de 15 000 à 2 500 FCFA, soit une baisse de 83,3 %. La caution de 500 000 FCFA a été supprimée pour les patients concernés
- 72 901 390 prestations gratuites ont été réalisées au bénéfice des femmes et des enfants de moins de cinq ans entre 2022 et le 30 juin 2026
- En 2025, les prestations de radiothérapie gratuites ont représenté 372,47 millions FCFA, pour 257 factures transmises.
Les baisses annoncées concernent 67 % pour les comprimés, 53 % pour les injectables, 72 % pour les consommables médicaux et 20 % pour les sirops, avec plus de 3 milliards FCFA prévus.
Des ressources humaines pour assurer les soins
- Le plan « 1000 × 5 » est estimé à environ 71,3 milliards FCFA. À terme, il vise 5 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes spécialistes, 500 assistants hospitalo-universitaires et environ 10 480 paramédicaux
- Les formations spécialisées renforcent les compétences nationales et les capacités de prise en charge des pathologies complexes
- Le dispositif prévoit 15 000 volontaires nationaux et agents de santé à base communautaire.
Des réformes pour mieux gérer les médicaments et renforcer la souveraineté sanitaire
- La transformation de la CAMEG en société d’État vise à renforcer la gouvernance, la transparence et l’efficacité de l’approvisionnement
- Faso Pharma s’inscrit dans l’orientation en faveur du développement de la production pharmaceutique locale
- Faso FDA porte la réforme de la régulation pharmaceutique et le renforcement du contrôle des médicaments et autres produits de santé
- La dispensation individuelle nominative (DIN) consiste à délivrer à chaque patient la quantité de médicaments correspondant à sa prescription afin d’améliorer la traçabilité et de limiter le gaspillage. La DIN est mise en œuvre dans 73,02 % des établissements
- e-AGREMENT-MS dématérialise les demandes de conventions de partenariat et les procédures d’autorisation d’ouverture et d’exploitation des établissements privés de santé
- Six unités sur sept sont fonctionnelles au Centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés. Trois phytomédicaments antipaludiques sont disponibles dans le circuit prévu.
Prévention, urgences et santé communautaire
- Les cas de paludisme sont passés de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025, soit une baisse de 32,17 %. Les décès sont passés de 3 523 à 1 979, soit 1 544 décès de moins et une baisse de 43,83 %
- Les actions de prévention comprennent la chimio prévention du paludisme saisonnier, la vaccination antipaludique dans les zones concernées, la prévention communautaire et la lutte antivectorielle
- Les antennes du SAMU de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ont réalisé plus de 10 000 transports médicalisés entre 2023 et 2026
Défis, engagements et perspectives
- Achever et mettre effectivement en service les infrastructures en cours
- Poursuivre le développement des capacités d’hémodialyse et de prise en charge des pathologies complexes
- Renforcer la formation, les effectifs et leur répartition territoriale
- Améliorer la disponibilité des médicaments, des consommables, la maintenance et l’utilisation des équipements
- Consolider la gratuité, les réductions tarifaires et la traçabilité des prestations
- Poursuivre les réformes pharmaceutiques, la santé communautaire et la numérisation des procédures
- Améliorer l’accueil, la continuité, les délais et l’écoute des patients.
Le ministère annonce vouloir poursuivre le développement des capacités d’hémodialyse et de prise en charge des pathologies complexes. Il compte aussi renforcer la formation, les effectifs et leur répartition territoriale, ainsi que la disponibilité des médicaments et des consommables, la maintenance et l’utilisation des équipements. Le plan « 1000 × 5 », estimé à environ 71,3 milliards FCFA, vise à terme 5 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes spécialistes.
Pour le ministre de la Santé, Dr Lucien Kargougou, un CSPS rapproche les consultations, les soins courants et les activités préventives des familles. Il ne remplace pas un hôpital pour les cas qui nécessitent une référence. Cependant dit-il, une grande part de responsabilité revient aux populations qui doivent adopter selon lui, des comportements citoyens.
Abel Azonhandé
















