Créer depuis 2014, l’Alliance Nationale pour la Fortification des aliments au Burkina Faso grâce à l’appui des Partenaires techniques et financiers, veille à l’enrichissement des aliments en micronutriments (Vitamine A, fer, acide folique, iode, zinc etc.) afin de lutter contre les carences en micronutriments. Pour ce faire, elle mène plusieurs activités de suivi et de coordination. Du 6 au 8 août 2025, les structures membres de l’alliance se sont retrouvées à Bobo-Dioulasso pour faire le bilan des activités réalisées au premier semestre de l’année 2025. L’une des innovations majeures de ce bilan est l’existence désormais de la plateforme «FORTI BURKINA».

De gauche à droite, Roméo Ouili, représentant la Coopération allemande, Dissan Boureima Gnoumou, représentant la Direction générale de santé publique et Hélène Ouédraogo, représentant la Direction de la nutrition
Au cours de cette session de l’ANF Burkina, il s’est agit de faire le bilan des activités de chaque structure, de faire une triangulation des résultats obtenus et de voir les différentes approches pour la résolution des difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des activités.
Pour Abdoulaye Gueye, chef service fortification des aliments à la Direction de la nutrition et au nom de l’ANF, le bilan d’activités de l’alliance pour le semestre écoulé est positif dans la mesure où les activités programmées ont été toutes réalisées sauf deux activités (des acquisitions) qui sont en cours de réalisation.
Par ailleurs, la plateforme «FORTI BURKINA» qui a été présentée lors de la session, selon Fulbert Nikiéma, Directeur du contrôle des aliments et de la nutrition appliquée (DCANA), permet d’évaluer la stratégie du gouvernement burkinabè pour réduire les carences en micronutriments à travers la fortification des aliments de grande consommation. Désormais opérationnelle, cette plateforme permettra à l’Etat burkinabè de voir si cette stratégie répond aux besoins des populations.
La question de l’acquisition des prémix par les producteurs est revenue lors des échanges. A ce sujet, Helen Keller International a rassuré que les discussions sont bien avancées avec les différents acteurs pour les disponibiliser dans un bref délai et à un coût raisonnable par le biais de la Centrale d’achat de médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG).

En termes de perspectives, Abdoulaye Gueye laisse entendre que c’est de mettre en œuvre les engagements et les acquisitions, renforcer le contrôle, adjoindre à cela la sensibilisation pour amener les acteurs à s’investir davantage afin de garantir des aliments de qualité et fortifiés.













