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Mortalité maternelle, néonatale et périnatale : des journalistes s’imprègnent de la gestion des incidents

Le ministère en charge de la santé a organisé un atelier de briefing et d’information des acteurs des médias sur les activités du Système de Gestion des Incidents pour l’élimination des Décès Maternels et Périnatals (SGI-eDMP ) évitables et ripostes du 6 au 8 août à Ziniaré. Ce rendez-vous à concerné 50 journalistes issus de plusieurs médias.

Dr Sylvie Yeri Youl/Traoré, Directrice de la santé de la famille

L’objectif de cette session de debriefing et d’information est de renforcer l’utilisation des médias pour la lutte contre les décès maternels et périnatals évitables et la riposte. Sur ce point, Dr Sylvie Yeri Youl/Traoré, Directrice de la Santé de la Famille ( DSF) est confiante sur le rôle de la presse : «Nous allons demander votre accompagnement, quand on sait que les décès maternels sont dus aux retards dans les recours aux soins, d’accès aux formations sanitaires et dans la prise en charge. Votre rôle est prépondérant afin que nous puissions continuer à réduire ces retards. Nous voulons que vous portiez le bon message, afin d’amener les populations à avoir un recours précoce aux soins.»

L’Incident manager du SGI-eDMP, le professeur Adama Ouattara indique qu’on parle de mortalité maternelle, lorsqu’une femme au cours de la grossesse ou des 42 jours qui suivent la terminaison de la grossesse venait à mourir et pour une cause en rapport avec la grossesse.

Professeur Adama Ouattara, incident manager du SGI-eDMP

Quant à la mortalité périnatale, elle a deux composante. Soit l’enfant meurt avant sa sortie, soit il décède une semaine après la naissance au maximum. « Au Burkina Faso, la mortalité maternelle et périnatale occupe une place importante. Beaucoup de progrès ont été fait. En 2001, le pays a connu 198 morts pour 100 000 naissances. Actuellement nous perdons au tour de 900 à 1000 femmes du fait de la grossesse», fait remarquer le Pr Ouattara.

L’incident manager explique que pour la mortalité périnatale, le pays est à environ 15 000 décès périnatals par an soit environ 9 000 mort-nés et 6 000 décès néonatals précoces. « Ces chiffres sont très élevés et la mortalité maternelle et périnatale ont été déclarées comme des incidents», s’alarme le spécialiste des questions de mortalité maternelle et périnatale.

La riposte du gouvernement burkinabè sur les questions de mortalité maternelle et périnatale se situe à plusieurs niveaux. D’abord au niveau de la prise en charge des complications, il y a eu beaucoup d’équipements qui ont été acquis et qui sont en cours d’acquisition. Ensuite sur le  plan de la stratégie, il y a eu la mise en place des comités d’audits des décès maternels et périnatals dans toutes les formations sanitaires. Enfin, sur le point de l’engagement communautaire, un accent est mis sur la communication. Ce qui qui vise à impliquer la communauté à la prise en charge des complications.

Dr Clotaire Hien de l’OMS

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est un partenaire stratégique du ministère de la Santé sur cette épineuse question. Dr Clotaire Hien, chargé de la santé reproductive au bureau pays de l’OMS, indique que l’indicateur des décès maternels fait parti des engagements des Objectifs de développement durable. « Au Burkina Faso, nous sommes sur la voie d’atteindre les objectifs qui est de 70 décès pour 100 000 naissances. Le Burkina a fait une forte progression par rapport à l’Afrique qui est de 400 décès pour 100 000 naissances», se réjouit-il.

Poursuivant ses explications, il annonce que la structure qu’il représente a le devoir d’accompagner les pays vers l’élimination et l’éradication. Ce qui veut dire qu’aucune femme ne doit mourir en donnant la vie : « Pour se faire, l’OMS élabore des politiques, des directives pour que les différents pays puissent se mettre aux normes et assurer la riposte.»

À l’issue des 72 heures de débriefing, la cinquantaine de journalistes a proposé des slogans qui pourraient être utilisés pour la sensibilisation des populations. Des émissions interactives seront aussi au rendez-vous, ainsi que des productions sans occulter des caravanes de presse, qui si elles sont retenues comme activités, seront un véritable moyen de sensibilisation des populations sur les incidents liés aux décès maternels et périnatals.

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