Après 10 années de mise en œuvre du Projet d’amélioration de l’Alimentation, de la nutrition et de l’Hygiène en milieu familial (PAH), de nombreux acquis ont certes été enregistrés mais des difficultés ont plombées sa mise en œuvre. C’est du moins ce qui ressort du bilan de ce projet de la Coopération allemande, présenté ce vendredi 26 septembre 2025 aux parties prenantes.
Afin d’améliorer la situation nutritionnelle de la population, le Burkina Faso a adopté une Politique nationale multisectorielle de nutrition (PNMN) comportant entre autres, des mesures destinées à promouvoir la disponibilité et l’accès continu à des aliments propres à la consommation, nutritifs et en quantités suffisantes. Parmi ces mesures figure également la fortification des aliments de grande consommation en vitamine A, en fer et en iode.

Pour accompagner les efforts du gouvernement dans la lutte contre la malnutrition, la Coopération allemande met en œuvre depuis 2015, le PAH) qui a pour objectif d’améliorer la situation alimentaire et nutritionnelle des personnes faisant face à l’insécurité alimentaire, en particulier des femmes en âge de procréer et des enfants en bas âge dans la région du Djôrô (ex Sud-Ouest). Trois champs d’action ont été mis en œuvre au niveau des groupes cibles et des intermédiaires. Il s’agit de l’amélioration de la disponibilité saisonnière d’aliments diversifiés et sains, de l’amélioration des connaissances en matière de nutrition, d’hygiène et d’économie domestique dans le milieu familial et du développement des capacités pour améliorer les services de base multisectoriels dans les domaines de l’agriculture, de la nutrition et de l’hygiène jusqu’au 30 juin 2025.
Au niveau régional et national, la gouvernance de la nutrition est mise en avant en mettant l’accent sur l’amélioration de la coordination multisectorielle en matière de sécurité alimentaire. Le projet a également intégré depuis 2023, des activités sur la gouvernance de la fortification alimentaire au Burkina et dans la sous-région.

Le projet qui ferme définitivement et officiellement ses portes en décembre 2025 a selon les différents intervenants et les évidences présentées, engrangé de nombreux acquis. En effet, le PAH s’aligne sur les stratégies et les plateformes du gouvernement burkinabè et contribue à leur élaboration. On peut citer entre autres, le Plan stratégique multisectoriel de nutrition (PSMN) ; son rôle majeur au sein de l’Alliance Nationale pour la Fortification (ANF) ; le PAH contribue au champ de coopération prioritaire du gouvernement allemand ; le PAH répondait aux problèmes, besoins et capacités fondamentaux du groupe cible ainsi que des parties prenantes. Changements comportementaux en intégrant l’alimentation/nutrition, hygiène et agriculture. « Même s’il reste des indicateurs restes à satisfaire, l’impact de ce projet est visible sur le terrain. Aujourd’hui, la prise en compte de l’hygiène est désormais une réalité dans nos centres », a fait remarquer le médecin chef de district de Dano.
Comme difficultés évoquées, la crise économique, écologique, politique complexe, prolongées avec stress chronique, changement climatique, soudure structurelle, insécurité etc.













