Dans le cadre de la lutte contre les Maladies non transmissibles (MNT), le ministère de la Santé à travers la Direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DPCM), avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a tenu le vendredi 23 janvier 2026 à Ouagadougou, un atelier consacré à l’amendement et à la validation des projets de stratégie et de plan d’action opérationnel relatifs à la réduction de la consommation excessive de sel, de sucre et de matières grasses au Burkina Faso.
Placée sous la présidence de Dr Seydou Ouédraogo, représentant le Directeur général de la santé publique (DGSP), cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des actions de prévention des MNT. Elle avait pour objectif principal de consolider la première version de la stratégie nationale visant à encadrer et à réduire les pratiques alimentaires à risque au sein des populations.
Selon la Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Olivia Marie-Angèle Awa Ouédraogo, les résultats des enquêtes STEP menées en 2013 et en 2021 mettent en évidence une progression préoccupante de certaines pathologies. Elle a soutenu que la prévalence de l’hypertension artérielle est passée de 17,6 % en 2013 à 18,2 % en 2021, tandis que celle du diabète de type 2 a connu une augmentation significative, évoluant de 4,9 % à 7,6 % sur la même période.
Par ailleurs, ces enquêtes révèlent également une hausse notable des taux de surpoids ainsi qu’une augmentation importante de la consommation de matières grasses, laquelle aurait presque doublé au fil des années.
Ces constats justifient, selon Dr Ouédraogo, la nécessité d’élaborer une stratégie concertée permettant de proposer des interventions efficaces et durables en vue de modifier les habitudes alimentaires des populations.
Pour sa part, Dr Ould Sidi Mohamed, médecin chargé des maladies non transmissibles à l’OMS, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le ministère de la Santé dans cette initiative. Il a souligné que cette collaboration se justifie tant par la charge croissante des maladies liées à une alimentation déséquilibrée que par le caractère prioritaire de cette lutte dans les orientations sanitaires du gouvernement burkinabè.
Cette rencontre a réuni de nombreux participants issus notamment du ministère de la Santé, du secteur de l’industrie, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de la société civile, témoignant ainsi de l’importance accordée à cette problématique de santé publique.
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