L’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) a lancé ce mardi 30 septembre 2025 à Ouagadougou en partenariat avec la Banque mondiale, la troisième Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM-3). Cette enquête qui selon François Xavier Bambara, représentant du ministre de l’Économie et des Finances, « constitue un instrument incontournable pour mesurer l’évolution des conditions de vie des populations, pour évaluer l’impact des politiques publiques et d’ajuster les stratégies de développement.» Pour M. Bambara, les données que cette enquête produira, alimenteront les analyses macro-économiques, orienteront les choix budgétaires du gouvernement et permettront d’optimiser l’allocation des ressources publics.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et économiques, cette enquête prend une résonance particulière. Elle vise à fournir des données fiables et comparables sur les conditions de vie des populations afin d’orienter les politiques publiques et d’optimiser l’allocation des ressources.
Le représentant du ministre de l’Économie et des Finances, François Xavier Bambara a souligné que « la production de statistiques fiables, comparables et harmonisées est aujourd’hui un impératif pour guider les politiques publiques et suivre efficacement les progrès vers le développement durable ».

François Xavier Bambara, représentant du ministre de l’Économie et des Finances
Il a aussi rappelé que les deux éditions précédentes ont contribué de manière significative à enrichir le système d’information statistique du Burkina Faso, fournissant des données essentielles à l’élaboration et au suivi des Objectifs de développement durable (ODD).
Selon le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, cette enquête constitue un instrument incontournable pour mesurer l’évolution des conditions de vie des populations, évaluer l’impact de nos politiques publiques et ajuster les stratégies de développement. Les données qu’elle produira alimenteront les analyses macro-économiques, orienteront les choix budgétaires du gouvernement et permettront d’optimiser l’allocation des ressources publics.
Dans son allocution, le Directeur général de l’INSD a insisté sur l’engagement et le professionnalisme de ses équipes : « Nous mettrons tout en œuvre pour garantir la qualité des données collectées, en tenant compte des priorités nationales et en respectant les standards internationaux en matière de production statistique ».

Le Directeur général de l’INSD, Ripapa Toubou
Dramane Sermé, chef de service du suivi des conditions de vie des ménages et coordonnateur technique de l’EHCVM-3, a détaillé le dispositif de collecte. « L’enquête se déploiera en deux vagues – d’octobre à décembre 2025 puis d’avril à juin 2026 – afin de capter la saisonnalité de la consommation et des phénomènes liés à l’emploi.»

Dramane Semdé, chef de service du suivi des conditions de vie des ménages et coordonnateur technique de l’EHCVM-3
Cette enquête portera sur près de 9 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire, avec une attention portée aux déplacés internes, aussi bien sur sites que hors sites. Trois volets structurent l’opération, notamment le volet ménage, basé sur un questionnaire en 20 modules couvrant des thématiques variées (éducation, santé, emploi, pauvreté, etc.).
Le second volet est le volet prix, qui permettra de suivre l’évolution des prix d’un panier de produits de consommation sur 12 mois afin d’affiner la mesure de la pauvreté. Le dernier volet quant à lui est celui de l’emploi et consommation, visant à capter les variations liées aux périodes d’abondance et de soudure.
Les résultats consolidés de l’enquête sont attendus d’ici décembre 2026, et constitueront une base incontournable pour le suivi de la Stratégie nationale de développement et des politiques sectorielles.
Il faut noter que cette enquête est financée conjointement par l’État burkinabè et la Banque mondiale à travers le Programme Harmonisé des Statistiques sur les Conditions de vie des Ménages (PHASAO), cette opération statistique de grande envergure s’inscrit dans une dynamique régionale initiée par l’UEMOA.
Elle contribuera à produire des indicateurs comparables à l’échelle régionale, tout en éclairant les décisions nationales en matière de planification et de développement.
Farida Sawadogo













