Placée sous le signe de l’espoir, de l’amour et de l’engagement, le District 403 A3 du Lions club international en collaboration avec le ministère de la Santé a organisé une randonnée sportive dénommée « Un pas pour eux ! » ce dimanche 15 février 2026 à la place de la révolution de Ouagadougou. Cette marche de solidarité contre le cancer infantile avait pour objectif de sensibiliser, de mobiliser et surtout d’apporter un message d’espoir aux enfants atteints du cancer et qui se battent chaque jour pour la vie.
Ils étaient nombreux à prendre d’assaut la place de la révolution ce dimanche matin. L’école nationale de la gendarmerie, la garde pénitentiaire, l’Office nationale de sécurité routière, Lions, Léos et bien d’autres acteurs ont marché pour dire « NON » au cancer infantile.
En effet, le cancer de l’enfant constitue un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Chaque année, environ 400.000 enfants et adolescents de 0 à 19 ans sont diagnostiqués avec un cancer dans le monde. Au Burkina Faso, on estime qu’entre 800 et 1 200 enfants sont atteints de cancer chaque année, ce qui montre l’ampleur du problème et la nécessité d’une réponse nationale structurée.
Face à cette situation, le gouvernement du Burkina a entrepris d’importantes réformes et initiatives pour améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge du cancer de l’enfant. Cependant, beaucoup reste à faire. Cette randonnée sportive s’inscrit donc dans la dynamique de promotion de la santé et de la lutte contre le cancer de l’enfant.
Au-delà de ses bienfaits physiques, cette randonnée est aussi un puissant symbole de solidarité et d’espoir envers les enfants atteints de cancer. « Elle nous rappelle que la lutte contre le cancer de l’enfant n’est pas seulement une affaire médicale, mais aussi un engagement collectif qui nécessite la mobilisation de tous : autorités, professionnels de santé, partenaires et communautés, Lions et Léos », a rappelé le Dr Olivia Marie Angèle Awa Ouédraogo, Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, représentant le ministre de la Santé.

Dr Olivia Marie Angèle Awa Ouédraogo, Directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, représentant le ministre de la Santé.
« Au Burkina Faso, où les défis liés au diagnostic précoce et à l’accès aux soins demeurent importants, cette initiative contribue à sensibiliser la population, à promouvoir des comportements favorables à la santé et à renforcer notre engagement commun pour offrir à chaque enfant une chance de vivre, de grandir et de réaliser ses rêves. À travers chaque pas que nous faisons aujourd’hui, nous marchons pour la vie, pour l’espoir et pour un avenir sans cancer pour nos enfants », a ajouté Dr Olivia Ouédraogo.
Le cancer infantile est un adversaire redoutable. Il ne se contente pas d’attaquer des êtres fragiles et innocents. Il ébranle les fondations de des familles, il assombrit l’avenir de la nation, il interpelle tous. Chaque enfant qui en souffre nous supplie de faire quelque chose
« Cette dynamique que nous lançons ce matin ne doit pas s’arrêter à la ligne d’arrivée. Elle doit continuer d’animer nos actions quotidiennes. Elle doit se transformer en mouvements législatifs, en politiques de santé renforcées, en investissements dans les centres d’oncologie pédiatrique », a interpellé le ministère de la Santé. Après la marche, les participants ont apporté leur contribution financière au profit du service d’oncologie pédiatrique au CHU Yalgado Ouédraogo.

Le District 403 A3 du Lions club international n’est à son premier acte de solidarité en faveur des malades. Depuis des décennies, il lutte contre les cancers infantiles, soulage les souffrances. « A ce jour, ce sont plus de 250 millions de francs CFA qui ont été mobilisés par le District 403 A3 pour le fonctionnement du service d’oncologie pédiatrique au CHU Yalgado Ouédraogo », a rappelé Yacouba Barry, Gouverneur du District 403 A3 du Lions club international.
Un partenaire essentiel dans les domaines de la vue, du diabète, du paludisme et bien d’autres fléaux que le ministère salue à sa juste valeur.
Abel Azonhandé
















