La santé est un droit fondamental. Pour garantir à chaque Burkinabè des soins adaptés, le pays s’est doté d’un système d’organisation appelé la pyramide sanitaire. Pourtant, cette organisation reste mal connue du grand public et donne parfois lieu à des incompréhensions, notamment lorsqu’un patient est orienté d’un établissement vers un autre.
Afin d’améliorer la prise en charge des urgences, le ministère de la Santé a récemment publié une circulaire rappelant les principes qui doivent guider l’accueil des patients dans les services d’urgence. Cette occasion nous permet de revenir sur le fonctionnement de la pyramide sanitaire et sur les droits et devoirs de chacun.
La pyramide sanitaire est un système d’organisation des soins. Son objectif est de permettre à chaque patient d’être pris en charge dans la structure la mieux adaptée à son état de santé, tout en assurant une utilisation efficace des ressources disponibles. Elle comprend plusieurs niveaux.
1er niveau : CSPS et Centres Médicaux (CM)
* Prise en charge des maladies courantes (paludisme simple, infections, consultations de routine, suivi des grossesses…).
2e niveau : CMA et CHR
* Prise en charge des cas plus complexes nécessitant hospitalisation, chirurgie ou soins spécialisés.
3e niveau : CHU
• Prise en charge des cas graves et très complexes nécessitant des spécialistes et un plateau technique avancé.
Ce système permet de répartir les patients selon leurs besoins réels afin que chaque structure puisse remplir pleinement son rôle. Le respect de la pyramide sanitaire présente plusieurs avantages. Il réduit l’encombrement des grands hôpitaux ; Il rapproche les soins des populations ; Il favorise une meilleure continuité des soins ; Il permet également d’utiliser de façon rationnelle les ressources humaines et matérielles.
















