Entre 3 000 et 4 000 passagers transitent chaque semaine par le poste juxtaposé de Cinkansé. Une zone de forte mobilité que le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a tenu à visiter en marge du lancement de la CPS+, pour mesurer un défi qu’il juge « énorme ».
Les frontières sont des espaces de brassage et de commerce intense, que les autorités sanitaires veulent aussi sécuriser sur le plan épidémiologique. C’est dans cette optique que le ministre burkinabè de la Santé s’est rendu au poste juxtaposé de Cinkansé, point d’entrée stratégique entre le Burkina Faso et le Togo.
« Les frontières ne doivent pas être des voies de propagation des maladies. Je suis ici ce matin, pour encourager les agents de santé, qui sont véritablement les VDP de la sécurité sanitaire, pour qu’ils puissent continuer à faire ce travail remarquable. Parce que le point d’entrée constitue la première ligne de défense de notre pays en matière de lutte contre les risques sanitaires contre les épidémies », a-t-il déclaré. Une manière de rappeler que si les forces de défense et de sécurité veillent sur l’intégrité du territoire, les agents de santé postés aux points d’entrée en sont, eux, les véritables gardiens sanitaires.
Sur le terrain, la réalité est cependant marquée par des besoins logistiques. Aboubacar Sidiki Ouédraogo, médecin responsable du Centre médical de Cinkansé, en charge de la surveillance épidémiologique au point d’entrée, pointe un besoin en équipements modernes pour mener à bien sa mission. Il relève aussi un autre défi, plus inattendu : celui de la vaccination des voyageurs. « Le challenge, c’est vraiment au niveau de la vaccination, où les passagers très souvent arrivent au point d’entrée et découvrent qu’ils doivent faire les différents vaccins pour pouvoir entrer dans le pays », fait-il remarquer.
Ces requêtes n’ont pas trouvé d’oreille sourde. Le premier responsable de la santé des Burkinabè a promis de prendre les mesures nécessaires pour y répondre.
Abel Azonhandé
















