Fermé sur ordre de la justice après des mois d’inertie, le tristement célèbre « Galaxie Night Club », alias Allah Té Kouman, n’était sans doute pas un cas isolé. À Ouagadougou, plusieurs établissements nocturnes concentrent les mêmes inquiétudes.
Le 14 août 2026, la police municipale de Ouagadougou a mis fin à des mois d’attente en fermant le « Galaxie Night Club », plus connu sous le nom d’Allah Té Kouman, dans le quartier Sondogo. Cette opération faisait suite à une décision du Tribunal de grande instance de Ouaga 1, rendue le 4 février dernier, qui avait déjà ordonné la fermeture de l’établissement et condamné son responsable à 5 ans de prison, dont 3 fermes, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA.
Le jugement n’avait toutefois jamais été exécuté, jusqu’à cette intervention. Les proportions du lieu donnent la mesure du phénomène : environ 200 chambres, près de 300 femmes hébergées sur place. Lors du coup de filet, 202 filles, 33 garçons et 2 bébés ont été interpellés. Des chiffres qui posent, au-delà du seul volet des « bonnes mœurs », la question de la protection des personnes les plus vulnérables présentes sur les lieux.
D’autres établissements dans le collimateur ?
La fermeture d’Allah Té Kouman relance une interrogation plus large. Matata, Miramar, Ouaga Camping, Forgerons, Petit Ouaga, SIAO Ampoule Rouge… Ces noms, bien connus des habitants de la capitale, désignent des lieux où prospéreraient des activités similaires.
Parmi eux, Ouaga Camping, situé dans le quartier Toyibé (arrondissement n°5), est identifié comme un bar-dancing réputé pour une forte affluence féminine à certaines heures de la soirée. Une présence associée à des pratiques qui mettraient à mal les bonnes mœurs, selon les habitués du quartier.
À l’heure où Ouagadougou referme un chapitre, la question reste entière : les autres maquis pointés du doigt subiront-ils le même sort, ou continueront-ils d’accueillir, en toute impunité, les activités dénoncées par les riverains ?
















