Le paludisme demeure un problème de santé publique majeur au Burkina Faso, dont les enfants de moins de cinq ans sont les principales victimes. Pour endiguer cette réalité, la campagne de Chimio-Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS+) 2026 déploie une stratégie de choc. Décryptage d’une initiative vitale qui cible près de cinq millions d’enfants.
Chaque année, la saison des pluies marque une forte transmission du paludisme. C’est pour protéger les populations les plus vulnérables que le ministère de la Santé et ses partenaires reconduisent la campagne CPS.
Une efficacité prouvée de 75%
La CPS consiste en l’administration gratuite de médicaments préventifs aux enfants âgés de 3 à 59 mois. Lorsqu’elle est mise en œuvre dans des conditions optimales, cette stratégie a démontré une redoutable efficacité : elle permet une réduction d’environ 75 % des cas de paludisme chez les enfants.
Prévention ne rime pas avec guérison
Le Dr Sidzabda Christian Bernard Kompaoré, Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu), tient à clarifier un point fondamental pour les familles : les médicaments distribués sont strictement préventifs. En aucun cas ils ne se substituent au traitement curatif en cas de maladie déclarée. Face à une fièvre ou des symptômes persistants, le recours aux soins curatifs reste impératif.
















